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17/10/2016 15:54 EDT | Actualisé 18/10/2017 01:12 EDT

Alep: Ryad, Doha et Ankara acceptent d'appuyer les efforts américano-russes pour une trêve, selon Moscou

Arabie saoudite, Qatar et Turquie ont accepté de participer à des discussions avec les Américains et les Russes pour tenter de dissocier opposition modérée et extrémistes actifs à Alep (nord de la Syrie) afin de favoriser une trêve, a indiqué lundi l'ambassadeur russe à l'ONU.

Selon Vitali Tchourkine, cette idée, prônée depuis longtemps par la Russie, a émergé des discussions diplomatiques du week-end à Lausanne.

Il a indiqué que pour assurer le suivi de Lausanne, une réunion était prévue ce lundi entre militaires américains, russes, saoudiens, qataris et turcs.

Ces trois derniers pays "ont exprimé leur intention de travailler dur avec ces groupes d'opposition modérés afin qu'ils se dissocient du (Front) Al-Nosra", a-t-il indiqué.

Les combattants du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, présents dans la partie est d'Alep, bombardée sans relâche par les avions russes et syriens, doivent quitter Alep "ou être défaits", a affirmé M. Tchourkine.

Citant des chiffres fournis par le médiateur onusien Staffan de Mistura, il a souligné que le rapport des forces était de "un à dix" entre combattants modérés (10.000 environ) et ceux d'Al-Nosra (900 environ) dans le secteur est d'Alep.

Si Al-Nosra se retire d'Alep, a-t-il expliqué, alors "l'accord conclu à Lausanne prévoit que l'opposition modérée négociera une cessation des hostilités avec le gouvernement syrien".

M. Tchourkine, qui s'adressait aux journalistes après une réunion à huis clos du Conseil sur la Syrie, n'a pas précisé le lieu de la réunion prévue entre les militaires des cinq pays, ni même confirmé si elle avait effectivement eu lieu.

Au cours des consultations au Conseil, Staffan de Mistura a rendu compte aux quinze ambassadeurs des dernières discussions diplomatiques.

Selon des diplomates présents, M. de Mistura a indiqué que "de nouvelles idées avaient été évoquées" à Lausanne mais qu'il restait des "divergences importantes" sur la marche à suivre pour aboutir à un cessez-le-feu.

M. de Mistura avait proposé récemment aux combattants du Front Al-Nosra, rebaptisé Fateh al-Cham, de quitter l'est d'Alep et au régime syrien et à la Russie de suspendre ses bombardements dans la deuxième ville syrienne.

avz/faa