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16/10/2016 07:35 EDT | Actualisé 17/10/2017 01:12 EDT

Les Cowboys à la croisée des chemins

L'état-major des Cowboys de Dallas (4-1) aura une décision lourde de conséquences à prendre dans les prochaines semaines. Leur général en attaque des 10 dernières années, Tony Romo, qui récupère actuellement d'un os brisé dans son dos, devrait être apte à fouler la surface de jeu d'ici un mois. Lorsque le temps sera venu de désigner leur quart pour le reste de la saison, le ballon sera-t-il confié au vétéran ou à la recrue Dak Prescott?

Les opinions diffèrent à ce sujet. Certains sont d'avis que les Cowboys doivent redonner les rênes de l'attaque à Romo en raison de son efficacité à remporter des matchs.

Ils n'ont pas tort.

Le hic?.. C'est que son remplaçant réussit également à accumuler les victoires. Prescott affiche un reluisant rendement de quatre triomphes contre un seul revers après les cinq premiers départs de sa carrière.

Le produit des Bulldogs de l'Université Mississippi State possède une grande qualité. Il protège très bien le ballon, un fait rarissime pour une recrue.

Il a été victime d'un seul revirement, un échappé perdu lors de sa dernière sortie, ce qui lui confère le 1er rang de la NFL à ce chapitre en compagnie du tout aussi surprenant Brian Hoyer.

Prescott démontre aussi le calme d'un vétéran de plusieurs années dans la pochette protectrice. Cette qualité lui permet donc de prendre moins de décisions hâtives.

Une réduction du nombre de revirements et une augmentation du taux de passes complétées ? il réussit 69 % de ses relais ? en découlent.

Prestcott n'est toutefois pas le seul rouage important de l'attaque texane. Il est épaulé de manière irréprochable par le quintette qui lui sert de ligne offensive et par le demi Ezekiel Elliott, également une recrue.

Ces six joueurs lui rendent la tâche un peu plus aisée, mais l'inverse est aussi vrai.

Les trois entités forment un tout qui permet d'obtenir des résultats bien au-delà des attentes et une fiche que personne n'attendait ni même Jerry Jones, le directeur général, président et propriétaire de l'équipe.

Des comparatifs avec Bledsoe

Les interrogations concernant le retour, ou non, de Romo derrière le centre m'a remémoré l'épisode de Drew Bledsoe et de Tom Brady de 2001.

Une commotion cérébrale et une hémorragie interne à Bledsoe avaient ouvert la voie au célèbre no 12.

Nous connaissons tous la suite.

Du côté de Romo, c'est une succession de blessures, dont plusieurs à son dos, qui pourraient lui coûter son poste sous peu.

L'une des alternatives qui s'offrent aux Cowboys est d'échanger l'homme qui leur a procuré un rendement de 78-49 depuis 2006. Quelques formations seraient assurément intéressées par les services de Romo.

Le prix à payer? Un choix de deuxième tour qui s'améliorerait en fonction des performances du principal concerné.

Du coup, les représentants du Texas économiseraient entre 20,84 M$ et 25,20 M$ par année sur leur masse salariale pour les quatre prochaines campagnes, incluant celle en cours.

Un montant considérable qu'ils pourraient investir dans quelques mois pour ajouter une cible à Prescott ? c'est bien mince derrière Dez Bryant, un habitué de l'infirmerie ? ou encore un joueur défensif qui prêtera main-forte à une unité qui offre des prestations inespérées jusqu'à présent.

Tourner la page sur un joueur qui a compilé 247 relais payants, contre 117 interceptions, dans la dernière décennie et qui a maintenu une étincelante cote d'efficacité de 97,1 au cours de sa carrière n'est pas une mince affaire.

Romo a rendu de fiers services aux Cowboys, mais c'est le moment idéal pour passer à autre chose.

Qu'ils profitent de la chance qu'ils ont eue de dénicher Prescott au quatrième tour. Rappelons que le pivot de 23 ans a dû attendre jusqu'au 135e appel avant de connaître l'identité de sa nouvelle équipe.

Et c'est sans oublier que sept de ses homologues ont entendu leur nom être prononcé bien avant le sien.

Parions que certaines formations s'en mordent présentement les doigts.