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16/10/2016 11:44 EDT | Actualisé 17/10/2017 01:12 EDT

Italie - Inter: le capitaine Icardi insulté par ses propres tifosi

L'avant-centre et capitaine de l'Inter Milan Mauro Icardi a été la cible de banderoles insultantes déployées samedi à San Siro puis à son domicile par les tifosi du club lombard, qui lui reprochent un passage les concernant rapporté dans l'autobiographie du joueur argentin.

"Tu utilises un enfant pour te justifier et nous balancer de la merde au visage. Tu n'es pas un homme, tu n'es pas un capitaine, tu es une pauvre merde", pouvait-on lire sur une banderole déployée dans le virage nord du stade San Siro avant le match de la 8e journée de Serie A perdu par l'Inter contre Cagliari (2-1).

"Tu inventes des conneries pour vendre plus, sale mercenaire", était-il écrit sur une autre banderole. Sifflé à l'annonce des compositions d'équipe, Icardi a ensuite totalement raté un penalty à la 25e minute de jeu.

L'épisode trouve son origine dans un passage de l'autobiographie d'Icardi ("Sempre avanti", "Toujours de l'avant", ndlr), dans lequel il raconte une confrontation tendue entre les tifosi milanais et quelques joueurs dont lui-même après une défaite face à Sassuolo en février 2015.

Il reproche notamment à un leader "ultra" d'avoir arraché des mains d'un enfant le maillot qu'il venait de lui envoyer pour le relancer sur la pelouse en le traitant de "bâtard".

Il raconte ensuite avoir dit à ses dirigeants, inquiets de possibles problèmes avec les supporters après cet incident, qu'il était prêt à "ramener une centaine de criminels argentins pour les tuer tous".

- 'On est là' -

Dès vendredi soir, les "ultras" de l'Inter avaient publié un communiqué pour démentir l'anecdote. "Icardi pour nous, c'est terminé. Retire ce brassard, espèce de clown", avaient-ils écrit.

Après le match, un groupe de 40 supporters s'est installé devant le domicile du joueur et a déployé une nouvelle banderole, rapportent les médias sportifs italiens. "On est là. Quand tes amis argentins arrivent, tu nous préviens ou tu nous la fais en traître ?", pouvait-on y lire.

Malgré les excuses et les explications d'Icardi dans un texte publié sur Instagram, Javier Zanetti, le vice-président de l'Inter, a semblé dimanche aller dans le sens des tifosi en annonçant des sanctions à venir contre Icardi. "Pour nous, les tifosi sont ce qu'il y a de plus important et tout le monde doit les respecter", a-t-il dit.

L'entraîneur Frank De Boer est lui resté mesuré, alors que son équipe s'est inclinée dans cette ambiance délétère.

"On doit en parler demain avec tranquillité, en respectant Mauro et les tifosi. Il faudra trouver une solution, ce n'est pas bon pour notre club", a-t-il dit.

"Sûrement qu'Icardi avait tout ça en tête au moment du penalty. D'habitude il est très calme dans ce genre de situation, mais peut-être qu'aujourd'hui c'était différent", a ajouté De Boer.

stt/ah