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Irak : l'opération pour reprendre Mossoul commence

Le premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi a annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, le début de l'offensive de Mossoul en vue de reprendre la grande ville du nord de l'Irak aux djihadistes du groupe armé État islamique (EI) qui en ont fait leur fief en juin 2014.

« L'heure est venue et le moment d'une grande victoire est proche », a déclaré le premier ministre irakien à la télévision nationale, entouré des hauts commandants des forces armées.

L'offensive visant à expulser le groupe armé État islamique de la deuxième plus grande ville de l'Irak a été diffusée par la télévision d'État du pays tôt lundi matin.

L'opération est soutenue par la coalition dirigée par les États-Unis, et pourrait constituer la plus grande bataille en Irak depuis l'invasion du pays par les troupes américaines en 2003.

Si elle réussit, elle infligerait la plus importante défaite au groupe armé État islamique.

Dans son allocution, le premier ministre a précisé que seules l'armée et la police irakiennes entreraient dans Mossoul, pendant que d'autres forces seraient déployées en vue de l'offensive pour reprendre la ville. Parmi elles, des combattants peshmerga kurdes et des milices sunnites et chiites.

Ville à majorité sunnite, Mossoul est le dernier bastion des djihadistes en Irak.

« Bonne chance aux forces irakiennes héroïques, aux peshmerga kurdes et aux volontaires de Ninive. Nous sommes fiers de nous tenir à vos côtés dans cette opération historique », a déclaré sur Twitter l'envoyé spécial de Washington auprès de la coalition contre l'EI, Brett McGurk, après l'annonce d'Abadi.

L'annonce sur la télévision nationale a été suivie de musique patriotique. Selon des témoins, un tir sporadique d'artillerie a également été entendu dans la plaine de Ninive, au nord-est de Mossoul.

Au cours des derniers jours, l'armée irakienne a rassemblé une force importante autour de la ville en vue de l'assaut. Les forces spéciales figurent parmi les unités en place.

Mossoul est tombée aux mains des combattants du groupe armé État islamique en juin 2014.

Depuis la fin de l'année dernière, le groupe armé État islamique a subi plusieurs défaites en Irak. L'organisation n'y occupe maintenant que quelques petites villes dans le nord et l'ouest du pays, en plus de Mossoul.

L'armée irakienne disait avoir largué des dizaines de milliers de tracts sur Mossoul dimanche avant l'aube pour avertir les habitants qu'une offensive visant à reconquérir la ville tenue par l'État islamique était imminente.

Les tracts contenaient plusieurs messages, l'un d'eux assurant la population que les unités terrestres et l'aviation « ne viseraient pas les civils », un autre conseillant d'éviter les endroits fréquentés par les djihadistes.

Les autorités irakiennes craignent un exode de la population en cas d'offensive. Les tracts appelaient les habitants à « rester chez eux et à ne pas croire aux rumeurs répandues l'EI ».

« Restez calmes et dites à vos enfants que ce n'est qu'un jeu ou le tonnerre avant la pluie », peut-on lire sur un tract. « Si vous voyez une unité militaire, restez à au moins 25 mètres de distance et évitez tout mouvement brusque », dit un autre.

D'une population d'environ 2 millions d'habitants avant sa capture par l'EI en juin 2014, Mossoul est quatre à cinq fois plus grande que les autres villes jusqu'ici reprises aux djihadistes.

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