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16/10/2016 03:44 EDT | Actualisé 17/10/2017 01:12 EDT

GB: publication d'un ancien plaidoyer pro-UE de Boris Johnson, devenu avocat du Brexit

Le Sunday Times a publié dimanche le plaidoyer pro-UE rédigé par Boris Johnson quelques jours seulement avant qu'il change d'avis et devienne le principal avocat d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Dans sa lettre, qui est finalement restée dans un tiroir, l'actuel ministre britannique des Affaires étrangères écrit qu'un maintien dans l'UE serait "une aubaine pour l'Europe et le monde".

Il prévient qu'un Brexit risque de provoquer un "choc économique" et de conduire à "l'éclatement" du Royaume-Uni dans cette tribune non publiée mais révélée dans un livre du rédacteur en chef du service politique du Times, Tim Shipman.

La contribution britannique au budget de l'UE "semble assez modeste" si on considère l'avantage que procure l'accès illimité à un marché unique se trouvant "sur le pas de notre porte", écrit encore l'ancien maire de Londres.

"Pourquoi sommes nous si déterminés à y tourner le dos (...) Posez-vous la question: malgré tous ses défauts et déceptions, voulez-vous vraiment que le Royaume-Uni quitte l'UE?", s'interroge-t-il.

Cette tribune, dont M. Johnson avait reconnu l'existence mais sans jamais en dévoiler le contenu, a été écrite seulement deux jours avant qu'il ne prévienne l'ex-Premier ministre David Cameron qu'il allait rejoindre le camp du Brexit.

Boris Johnson l'a rédigée en même temps qu'une deuxième tribune plaidant, elle, pour un Brexit et qui a été publiée le 16 mars dans le Daily Telegraph.

"Il est vrai qu'en février j'étais écartelé, comme beaucoup de gens dans ce pays. J'ai rédigé une longue lettre défendant avec conviction une sortie (de l'UE). Puis, j'ai pensé qu'il serait utile de développer un raisonnement alternatif et j'ai pondu une sorte d'article semi-parodique défendant un maintien. J'ai juxtaposé les deux. La chose à faire a sauté aux yeux", a-t-il expliqué dimanche à la presse.

Le revirement de "BoJo" est considéré comme un tournant dans la campagne pour le référendum du 23 juin lors duquel 52% des Britanniques se sont prononcés en faveur d'un divorce avec Bruxelles.

Depuis le 23 juin, la livre sterling a perdu 18% de sa valeur face au dollar et la Première ministre de l'Écosse, Nicola Sturgeon, a exposé ses plans pour un nouveau référendum d'indépendance.

jk/cr