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16/10/2016 11:47 EDT

Cette animatrice explique pourquoi elle ne veut pas donner le nom de son violeur (VIDÉO)

Elle écrit pour "les enfants saccagés". L'animatrice Flavie Flament explique dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), les raisons pour lesquelles elle a décidé d'écrire La Consolation, un livre de confidences à paraître mercredi 19 octobre. Dans cet ouvrage, la star de télévision brise des années de silence en racontant qu'elle s'est fait violer à 13 ans par un photographe mondialement connu dont elle refuse de dire le nom.

Elle explique notamment au JDD que c'est en raison "du couperet de la prescription concernant ce type de crime" qu'elle décide de taire son identité.

Aujourd'hui cet homme est juridiquement hors d'atteinte. Cela n'en fait pas un innocent pour autant. Le bourreau est inattaquable et moi je vivrai avec cela jusqu'à la fin de mes jours. - Flavie Flament

"Il payait ma mère avec un pauvre Polaroid"

Quelques jours auparavant, celle qui a aujourd'hui 43 ans, confiait au magazine Elle, les circonstances de son viol. Les faits remontent à l'année 1987. Alors qu'elle est, en famille, attablée à la terrasse d'un restaurant, l'homme "d'une cinquantaine d'années" propose aux parents de Flavie Flament, de lui organiser une séance d'essai devant son objectif.

Aujourd'hui, l'animatrice a rompu les liens avec sa mère qui l'a conduite chez le photographe, flattée qu'il s'intéresse à une famille modeste "d'un petit village de Normandie": "j'ai coupé les ponts avec tous ceux qui pouvaient m'empêcher de me consoler", confie-t-elle au JDD.

Par son age et sa notoriété, c'était une domination à double titre. Cet écart social lui donnait une grande force dont il a su user, à tel point qu'il payait ma mère avec un pauvre Polaroid. - Flavie Flament

Il "allait faire son marché"

Si l'animatrice a écrit ce livre, c'est également pour essayer de faire parler les autres victimes du photographe. "Je ne suis pas la seule dans ce cas", explique-t-elle au magazine. "Je n'ai pas été la seule à tomber dans ses griffes. A propos de ces jeunes filles, il parlait de 'faire son marché'".

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