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14/10/2016 08:23 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

Réforme de l'antidopage: des critiques au sein de la Fifa

Michel D'Hooghe, président de la Commission médicale de la Fifa, s'est montré critique vendredi envers les propositions formulées il y a une semaine lors du sommet olympique sur la réforme du système de lutte antidopage, notamment le rôle demandé au Tribunal arbitral du Sport (TAS).

"Je ne suis pas juriste mais si l'on va directement devant le TAS, quelle sera alors la possibilité d'appel ? Une 2e chambre du TAS ? Ce n'est certainement pas ce que l'on veut", a taclé le Belge, également membre du Conseil de la Fifa, soit le gouvernement du football mondial.

Le CIO avait demandé à l'Agence mondiale antidopage (AMA) de mettre en place une structure unique chargée d'effectuer les contrôles à la place des fédérations. De plus, les premières sanctions ne seraient plus prises par les fédérations mais par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

"Nous avons à la Fifa des infrastructures antidopage très sérieuses, nous avons le programme le plus important avec plus de 30.000 contrôles par an. Il est donc dans notre intention de poursuivre nos propres programmes", a également contrebalancé D'Hooghe, médecin de profession.

"Nous respectons les propositions de l'AMA et du CIO mais elles concernent plus les petites fédérations qui n'ont pas nos possibilités", a ajouté ce membre des instances dirigeantes de la Fifa depuis 1988.

D'Hooghe a également précisé que concernant la Coupe du monde en Russie en 2018, la Fifa suivrait le même programme de contrôles que lors du Mondial-2014 au Brésil, en surveillant l'ensemble des joueurs avant la compétition et deux joueurs de chaque équipe durant le tournoi.

Si, comme c'est le cas actuellement, le laboratoire de Moscou n'est pas accrédité, "tous les échantillons seront transférés au laboratoire de Lausanne. Ce sera cher mais nous n'avons pas le choix", a confié D'Hooghe.

Le président de la Fifa Gianni Infantino, l'un des quatre présidents de grande fédération présents samedi dernier à Lausanne lors des discussions sur le sujet, a été plus diplomatique: "Il s'agit de propositions intéressantes mais bien sûr nous devons les regarder en détail".

"Nous sommes généralement très satisfaits des programmes de lutte antidopage dans le football mais nous devons aussi avancer... Nous devons voir comment cette entité va ou pourrait fonctionner", a renchéri Infantino.

"Il y a différentes opinions même au sein de la Fifa. Mais si cela fait sens, nous suivrons ces recommandations. Je suis très ouvert", a-t-il encore assuré.

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