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14/10/2016 09:26 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

Patinage artistique : du rêve olympique au prince charmant

Le spectacle Disney sur glace est de retour à Montréal. S'il est acquis qu'il fera rêver nombre de jeunes enfants, il permet également à un patineur d'ici de maintenir ses vieux rêves en vie.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

Jean-Simon Légaré l'avoue sans ambages : malgré ses deux médailles de bronze à des Championnats canadiens juniors, il n'a jamais eu le niveau pour participer aux Grands Prix ISU séniors.

Ses aspirations olympiques ont plutôt pris la voie du patinage professionnel. Il incarne depuis deux ans le prince charmant de Cendrillon dans le spectacle Osez rêver, une des neuf productions de Disney sur glace.

Les juges ne lui expriment plus leur appréciation en chiffres, mais en sourires, cris et applaudissements.

« Quand je finis un spectacle, je vois le visage des enfants, les familles contentes avec les petites habillées en princesses... », se réjouit le patineur de Québec.

Il s'est lancé dans les spectacles en 2010 après avoir accroché ses patins de compétition en 2009.

« Ça a été un manque profond dans ma vie », raconte-t-il à propos de son année loin de la glace.

Maintenant, son besoin d'offrir un spectacle est assouvi.

« Quand tu es un athlète amateur, tu t'entraînes cinq à six jours par semaine et tu participes à une compétition une fois par mois pendant six mois. Maintenant, je fais 12 spectacles par semaine. »

« D'avoir autant d'occasions de performer devant les gens, c'est ce dont j'avais besoin. »

Un bon niveau de patinage

L'aspect technique est moins prépondérant, caché derrière les artifices d'un spectacle destiné à en mettre plein la vue aux tout petits. 

« En solo, les patineurs n'ont qu'à s'occuper de leur personne, fait remarquer le directeur de la performance d'Osez rêver, Adam Loosley. Pour faire un bon spectacle, de nombreuses composantes entrent en jeu. Il y a le travail d'équipe, les éléments techniques, les costumes... »

À travers tout ça, Jean-Simon doit réaliser un triple boucle piqué, un double axel et une pirouette dans son segment solo en plus de trois portées et une spirale de la mort avec Cendrillon. Un numéro techniquement « assez difficile », qui lui demande de garder « un bon niveau de patinage ».

« Un bon samedi soir, souvent, je suis au sommet de mes émotions, raconte le Québécois. C'est long avant que je m'endorme parce que j'ai encore le cœur qui bat. »

À 27 ans, le patin lui fait encore vivre de grandes émotions et, en plus, lui permet de parcourir le globe. La tournée l'a amené dans 47 pays et il vit perpétuellement dans ses deux valises.

Et jusqu'à la dernière représentation du spectacle au Centre Bell dimanche, il a le plaisir de vivre sa passion auprès de ses amis et sa famille.