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14/10/2016 05:02 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

Mini krach de Wall Street: feu vert à l'extradition d'un trader britannique

La justice britannique a ouvert la voie vendredi à l'extradition vers les Etats-Unis de Navinder Singh Sarao, un courtier accusé d'être en partie responsable du mini-krach boursier de mai 2010.

La Haute Cour de Londres a refusé à Navinder Singh Sarao, un Britannique de 37 ans, le droit de contester le jugement d'extradition rendu en mars à son encontre.

Le trader, placé sous le régime de la liberté sous caution, n'était pas présent à l'énoncé de cette décision.

Accusé d'avoir empoché 40 millions de dollars grâce à des manipulations frauduleuses, il est visé aux Etats-Unis par 22 chefs d'inculpation.

Il est notamment poursuivi pour fraude électronique, manipulation de contrats à terme sur le Chicago Mercantile Exchange (CME), et de "spoofing", une technique de manipulation qui consiste à prétendre acheter ou vendre un titre dans l'intention d'annuler cette opération au dernier moment.

La CFTC, l'autorité américaine des produits dérivés, avait précédemment indiqué qu'il avait été "très actif" sur le marché lors de la séance du "Flash crash", le 6 mai 2010.

Ce jour-là, dans un contexte de forte volatilité, alors que des inquiétudes pesaient déjà sur la dette grecque, l'indice Dow Jones s'était écroulé de 600 points en quelques minutes après une chute des prix des E-minis.

Ces contrats à terme électroniques sont basés sur l'indice boursier Standard and Poor's 500. Un rapport à l'époque du gendarme boursier américain, la SEC, avait mentionné que 140.000 ordres de ventes d'E-minis s'étaient bousculés au même instant conduisant par ricochet à un décrochage brutal de Wall Street.

Le trader avait été arrêté en avril 2015 dans la maison de ses parents où il résidait dans la banlieue de Londres. Il avait indiqué n'avoir "rien à se reprocher, hormis le fait d'être bon dans (s)on travail".

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