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14/10/2016 06:46 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

L'Otan soutient les efforts en vue d'une défense européenne

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a salué vendredi à Rome les efforts en vue d'une politique européenne de défense, relancés par la perspective du Brexit, tout en prévenant qu'il ne fallait pas créer une "alternative" à l'alliance atlantique.

"Une défense européenne plus forte sera bonne pour l'Union européenne, ce sera bon pour l'Europe et ce sera bon pour l'Otan", a déclaré M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse.

Une plus grande coopération entre Européens ne peut être que bénéfique, a-t-il assuré, en enjoignant les pays à augmenter leurs dépenses de défense parce que "nous vivons dans un monde plus dangereux avec de nouveaux défis et de nouvelles menaces auxquels il faut répondre et s'adapter".

En revanche, "nous devons nous assurer d'éviter de dupliquer les structures de l'Otan", en insistant pour que l'action de l'Europe constitue un "complément" à celle de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord et non "une alternative".

Les ministres européens de la Défense ont mené des discussions ces derniers mois sur les moyens d'augmenter la coopération, une perspective vue d'un mauvais oeil par le Royaume-Uni, qui entend résister à toute forme d'"armée européenne" après sa sortie de l'UE.

Parmi les défis de l'Otan, M. Stoltenberg a cité "une Russie de plus en plus péremptoire et imprévisible".

"Ces dernières semaines, la Russie a déployé un système de missiles plus près des frontières de l'Alliance, qui pourraient transporter des ogives nucléaires (...). Nous allons continuer de mener notre politique de défense forte alliée avec un dialogue politique", a-t-il expliqué.

Au côté de M. Stoltenberg, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a déclaré que l'Italie participerait aux efforts de l'Otan pour contrer les manoeuvres russes en envoyant 140 soldats en Lettonie rejoindre d'autres bataillons installés le long des frontières orientales.

Cette annonce a provoqué une vive réaction au sein de la gauche italienne et du Mouvement 5 étoiles (anti-partis), qui a dénoncé "une décision risquant d'exposer notre pays à des scènes ressemblant à la guerre et de nous renvoyer 30 ans en arrière".

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