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14/10/2016 17:22 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

Kansas: trois hommes accusés d'avoir planifié une attaque contre des immigrants

WICHITA, Kan. — Trois membres d'une milice du Kansas ont été accusés, vendredi, d'avoir planifié une attaque dans un édifice d'appartements abritant des immigrants somaliens dans l'ouest du Kansas, à Garden City. L'attentat qui a été déjoué par les autorités aurait eu lieu après l'élection du mois de novembre.

Les arrestations ont été effectuées au terme d'une enquête de huit mois du Bureau fédéral d'enquête (FBI), qui a plongé les agents «dans une culture cachée de haine et de violence», a déclaré le procureur par intérim des États-Unis, Tom Beall­.

Selon la plainte dévoilée vendredi, Curtis Wayne Allen, Patrick Eugene Stein et Gavin Wayne Wright, ont été accusés de complot d'utilisation d'armes de destruction massive. Ils devraient comparaître lundi.

Les hommes sont membres d'une milice appelée «Les croisés» («The Crusaders») — une organisation antigouvernement, antimusulmane et farouchement anti-immigrante, selon les documents de cour.

Les accusés auraient choisi leur cible en raison de leur haine envers les musulmans et les Somaliens. Ils auraient ainsi tenté d'encourager d'autres groupes à passer à l'action pour «réveiller les gens».

Le FBI a lancé une enquête de terrorisme intérieur sur le groupe au mois de février. Une source confidentielle avait participé aux rencontres de la milice qui se tenaient dans le sud du Kansas.

Lors d'une réunion au mois de juin, M. Stein avait mentionné l'attaque meurtrière dans la boîte de nuit à Orlando, et avait proposé de mener un attentat similaire contre des réfugiés musulmans à Garden City, selon la plainte.

Le groupe avait finalement décidé de cibler un édifice d'appartements parce que plusieurs Somaliens y vivaient, d'autant plus que l'un des logements était utilisé comme une mosquée. Environ 120 résidents d'origine somalienne habitaient dans l'édifice, selon le procureur Beall.

Les individus avaient commencé à surveiller le complexe d'appartements et ils avaient même préparé un manifeste.

S'ils sont reconnus coupables, les trois hommes pourraient passer leur vie en prison sans possibilité de libération conditionnelle.