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14/10/2016 09:01 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

Gagner 5.000 dollars en criant "Bill Clinton est un violeur"

Cinq mille dollars si vous criez "Bill Clinton est un violeur": un animateur de radio américain d'extrême-droite a lancé un concours autour de ce slogan, désormais entendu quotidiennement dans les réunions de campagne de Hillary Clinton.

Alex Jones, 42 ans, qui anime la radio Infowars sur son site internet éponyme, promet 1.000 dollars à celui qui portera à la télévision, pendant plus de 5 secondes, un tee-shirt à l'effigie de l'ancien président Bill Clinton assorti du mot "rape" (viol).

Mais vous pouvez aussi gagner 5.000 dollars si, en portant le tee-shirt ou des slogans similaires, vous criez à l'écran "Bill Clinton est un violeur".

Partisan du prétendant républicain à la Maison Blanche Donald Trump, qu'il a déjà invité sur sa radio, M. Jones est un adepte des théories du complot et considère que le président Barack Obama et la candidate démocrate sont "habités par le diable".

Vêtus de débardeurs où on pouvait lire "Bill Clinton violeur", des manifestants ont interrompu mardi un discours de Barack Obama en Caroline du Nord. Ce dernier leur a répondu par l'ironie. M. Jones "a dit qu'on sentait le souffre, est-ce qu'il y a vraiment quelque chose ?", s'est demandé le président en respirant sa main, sous les rires de l'assistance.

Vendredi dans l'Ohio, le président américain a lancé à d'autres manifestants: "Si vous avez confiance dans ce type, allez à ses réunions. Moi j'ai confiance dans ma candidate". "Frappez plutôt à d'autres portes faites pour vous. Vous dépenserez mieux votre temps. A moins que vous ne soyez payé pour être ici. Dans ce cas, c'est vrai, chacun doit gagner sa croûte".

Ces manifestants interrompent aussi régulièrement les meetings de l'ex Première dame Hillary Clinton.

Le site Infowars assurait jeudi que "le mouvement +Bill Clinton-viol+ explose" et précisait que 80.000 dollars sur les 100.000 prévus avaient déjà été dépensés pour ce concours.

L'animateur de radio a lancé son jeu le 30 septembre, soit avant la diffusion le 7 octobre d'une vidéo de Donald Trump où il tient des propos dégradants envers les femmes.

Le milliardaire a ensuite présenté ses excuses mais en affirmant, lors de son débat dimanche face à Hillary Clinton, que l'ex président avait "abusé des femmes".

Donald Trump avait aussi organisé, juste avant l'ouverture de ce débat, une courte conférence de presse avec trois femmes accusant Bill Clinton de les avoir agressées sexuellement.

are/bdx