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14/10/2016 06:29 EDT | Actualisé 15/10/2017 01:12 EDT

Chantage à la sex-tape: la justice française demande l'inculpation de l'ex-footballeur Cissé

L'inculpation de l'ex-footballeur international Djibril Cissé a de nouveau été requise vendredi par la justice française dans l'affaire de tentative de chantage à la sex-tape contre le joueur Mathieu Valbuena, ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.

La cour d'appel de Versailles (ouest de Paris) rendra sa décision le 16 décembre.

Cissé, ex-attaquant à Auxerre, Marseille et Liverpool, avait prévenu Valbuena de "murmures" concernant la circulation d'une vidéo intime. Placé en garde à vue il y a un an, il était ressorti libre.

Le parquet, estimant que des charges contre lui existaient, avait demandé cet été sa mise en examen à la juge chargée de l'affaire. Sa demande refusée, il avait fait appel. Le parquet général l'a finalement suivi.

"Des éléments médiatiques laissent perplexes quant à la bienveillance de Cissé à l'égard de Valbuena", notamment son intervention dans une émission télévisée populaire, rapporte une source proche du dossier.

"Quand on était à l'OM (Olympique de Marseille), je l'amenais à l'entraînement. Il n'y a pas eu d'escroquerie. Je l'ai juste prévenu de faire attention. Il a porté plainte, mon nom est dedans et ils m'ont entendu. C'est tout", avait-il ajouté, en affirmant: "Mathieu est un ami !"

Djibril Cissé "a été entendu par les services de police l'année dernière, et aucune charge n'a été retenue contre lui a l'issue de son audition, ni par la suite lors de l'instruction du dossier" par la juge, avait souligné à l'AFP son avocat, Me Arnaud Péricard, un peu plus tôt dans l'après-midi.

Cinq personnes sont déjà mises en examen dans ce dossier, dont le footballeur Karim Benzema, soupçonné d'avoir fait pression sur Valbuena pour qu'il paie en échange de la non-diffusion de sa vidéo.

Valbuena "avait considéré que l'intervention de Cissé lui paraissait bienveillante par rapport à celle de Karim Benzema", a déclaré son avocat, Me Paul-Albert Iweins, s'en remettant "à la justice".

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