NOUVELLES
06/10/2016 07:43 EDT | Actualisé 07/10/2017 01:12 EDT

Le vrai test pour la CPI reste à venir, selon les Palestiniens

La direction palestinienne a salué jeudi la visite en cours d'une délégation de la Cour pénale internationale, tout en prévenant que la CPI serait jugée à terme sur sa décision d'ouvrir ou non une enquête pour crimes de guerre contre Israël.

"La Palestine représente un test important pour la CPI et je ne crois pas qu'ils peuvent se permettre de le rater", a dit à quelques journalistes Ammar Hijazi, un des responsables de la coopération palestinienne avec cette institution judiciaire.

"S'ils ratent le test de la Palestine, c'est toute la CPI et tout le système criminel international qui s'effondreront", a-t-il dit.

La délégation de la Cour, qui est en visite de mercredi à lundi en Israël et dans les Territoires palestiniens, est attendue en Cisjordanie occupée samedi et dimanche.

Premier tribunal international permanent chargé de juger les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, la CPI examine depuis janvier 2015 l'éventualité d'ouvrir des enquêtes sur les agissements israéliens ou palestiniens.

La direction palestinienne a soumis à la CPI des dossiers mettant en lumière, selon elle, des crimes de guerre israéliens à proprement parler, notamment dans la bande de Gaza, et des crimes liés à la colonisation comme les transferts forcés de population.

Contrairement à la Palestine, Israël n'est pas membre de la CPI et dit ne pas être tenu de coopérer avec elle, expliquant que son propre système judiciaire est à même de juger de crimes éventuels commis par des Israéliens.

Israël aussi accuse les Palestiniens de crimes de guerre, comme le tir de roquettes sur les populations civiles ou l'emploi selon lui de civils comme boucliers humains dans la bande de Gaza.

Israël contrôlant tous les accès à la Cisjordanie, l'accès des représentants de la CPI à ce territoire palestinien occupé reste soumis à son bon vouloir.

La délégation de la CPI n'a pas prévu de se rendre dans la bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste Hamas et soumise au blocus israélien.

La Cour a souligné que sa visite ne s'inscrivait pas dans le cadre de l'examen préalable à l'ouverture ou non d'enquêtes.

lal/bpe