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06/10/2016 10:55 EDT | Actualisé 07/10/2017 01:12 EDT

Le pétrole finit en hausse, de nouveau tourné vers l'Opep

Les cours du pétrole ont monté jeudi, finissant à New York au-dessus de 50 dollars le baril pour la première fois depuis juin, face à de nouveaux éléments jugés encourageants sur les intentions de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cours du baril de référence (WTI) a monté de 61 cents à 50,44 dollars sur le contrat pour livraison en novembre au New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau auquel il n'avait plus fini une séance depuis le 9 juin.

"L'attention se porte largement sur des déclarations de l'Algérie, membre de l'Opep", a mis en avant Carl Larry, de Frost & Sullivan.

Les membres du cartel sont particulièrement surveillés par les investisseurs depuis que l'Opep a annoncé la semaine dernière, à l'occasion d'une réunion informelle à Alger, son intention de réduire sa production à l'issue de son prochain sommet, en novembre à Vienne.

Or, dans un entretien retransmis jeudi, Noureddine Boutarfa, ministre algérien de l'Energie, "a estimé que l'Opep avait de la marge pour abaisser encore plus sa production" que ce qui avait été annoncé, a rapporté M. Larry.

Ces propos ont relancé les spéculations sur des mesures ambitieuses du cartel face à la surabondance, alors que le marché, certes en franche hausse depuis plusieurs séances, reste empreint de doutes sur la concrétisation de ce projet d'accord.

A ce titre, M. Boutarfa a donné un autre espoir aux investisseurs en annonçant "une nouvelle réunion informelle la semaine prochaine entre producteurs, cette fois à Istanbul, en présence de certains membres de l'Opep et de la Russie", comme l'écrit Matt Smith, de ClipperData.

La Russie fait partie du trio des grands producteurs mondiaux, avec l'Opep et les Etats-Unis, et elle avait plutôt réagi fraîchement à l'annonce de l'accord interne au cartel la semaine dernière.

Même si les propos d'Alger, auxquels s'ajoutent des déclarations du Venezuela se faisant l'écho d'une meilleure volonté du côté russe, sont de nature à redonner de l'espoir aux investisseurs sur le sujet, certains observateurs restent néanmoins sceptiques.

"Cela fait longtemps que l'on sait que le Venezuela et l'Algérie (...) font partie des membres de l'Opep qui souhaitent et ont besoin d'une hausse des cours", a prévenu dans une note Tim Evans de Citi.

Qui plus est, "on entend aussi dire que le vice-prince héritier saoudien (...) refuse l'idée d'abandonner toute part de marché", a-t-il renchéri. "Le débat sur ce qu'il faut faire en matière de production n'est peut-être pas aussi tranché que ce que laissent entendre d'autres déclarations".

Selon des rumeurs de presse, Mohammed ben Salmane, considéré comme l'un des dirigeants les plus influents du royaume, ne compte pas laisser à d'autres producteurs une partie du marché contrôlé par l'Arabie saoudite, membre dominant de l'Opep.

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