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06/10/2016 09:39 EDT | Actualisé 07/10/2017 01:12 EDT

Le Danemark renonce à une participation de plein droit à Europol (presse)

Le Danemark renonce à participer de plein droit à Europol après la victoire du "non" au référendum de décembre à une coopération approfondie du pays avec ses partenaires européens en matière de police, a rapporté jeudi le quotidien Politiken.

En vertu du traité de Lisbonne, Europol, l'agence intergouvernementale chargée de la lutte contre le crime organisé, les trafics et le terrorisme, est devenue en 2016 un organisme supranational subordonné au Conseil des ministres européens chargé des affaires de police et de justice.

Le Danemark, qui bénéficie depuis son adhésion en 1995 de clauses d'exception (opt-outs) notamment en matière de politique migratoire, se trouvait donc dans l'obligation de se raccrocher au wagon européen, sous peine de rester au bord de la route.

Or les Danois ont dit "non" à 53,1% lors d'une consultation référendaire organisée en décembre dernier, au risque de se priver d'une mine d'informations échangées par les services de police et de renseignement des Etats membres.

Copenhague avait dès lors espéré conclure "un accord parallèle" avec l'Office européen des polices, mais, selon le ministre des Affaires étrangères conservateur, Kristian Jensen, "il s'est avéré simplement impossible de trouver une base juridique pour y participer de plein droit".

"Nous devons trouver une solution juridique qui nous permette de participer autant que possible sur le plan opérationnel" aux activités de l'agence dont le siège se trouve à La Haye, a-t-il ajouté, interrogé par Politiken.

Le Danemark cherche en particulier à conserver l'accès aux fichiers du Système d'information Europol dans lequel, selon Politiken, la police danoise effectue chaque année pas moins de 70.000 recherches.

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