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06/10/2016 07:31 EDT | Actualisé 07/10/2017 01:12 EDT

Afghanistan: près de 10.000 civils ont fui Kunduz depuis lundi (ONU)

Près de 10.000 civils afghans ont fui la ville de Kunduz (nord) depuis lundi selon l'ONU, afin d'échapper aux combats toujours en cours entre forces gouvernementales et talibans.

Au quatrième jour de l'offensive des insurgés islamistes, le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Kaboul s'est dit jeudi "profondément préoccupé par les déplacements à grande échelle" d'une population ciblée pour la deuxième fois en un an, signalant que "la situation humanitaire se détériore rapidement pour ceux coincés" en ville.

"Les premières informations suggèrent que jusqu'à 10.000 personnes sont arrivées récemment dans différentes villes dont Kaboul, Taloqan (province de Takhar, voisine de celle de Kunduz, ndlr) et Mazar-e-Sharif", la grande capitale du nord, écrit Ocha dans un communiqué.

"En raison des combats, la plupart d'entre eux sont partis soudainement en emportant très peu de choses avec eux", ajoute l'organisme.

Les familles restées sur place sont confrontées à des "pénuries d'eau, d'électricté, et se procurent de plus en plus difficilement des vivres et du carburant" à des prix qui ne cessent de grimper, ajoute-t-il.

Les déplacés arrivés en fin de journée à Kaboul et qu'a rencontrés l'AFP ont confirmé une situation de plus en plus dure et tendue, expliquant avoir quitté leurs quartiers en raison de la présence de combattants talibans dans les rues et qui occupent parfois leurs maisons.

"Quand les gens refusent d'abriter les combattants, les talibans mettent le feu à leur maison" a rapporté Parmin, une jeune femme cachée sous sa burqa, approuvée par les femmes autour d'elle.

Les autorités avaient affirmé lundi soir avoir repris le contrôle de la ville mais les talibans ont semble-t-il reçu des renforts et les combats ont repris de plus belle dans la journée de mardi, selon les témoins ayant pu atteindre la capitale.

C'est la deuxième fois en un an que Kunduz, grand noeud commercial proche de la frontière avec le Tadjkistan, est assaillie par les insurgés qui l'avaient déjà occupée trois jours durant fin septembre 2015.

ach/pg