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02/10/2016 03:36 EDT | Actualisé 03/10/2017 01:12 EDT

Plus de 144 millions de Brésiliens commencent à voter pour élire leurs maires

Plus de 144 millions de Brésiliens ont commencé à voter dimanche pour élire maires et conseillers municipaux de ce pays continent, avec deux villes phares, Sao Paulo et Rio, une élection qui servira de test à la présidentielle de 2018.

Les bureaux de vote ont ouvert dans tout le pays à 08H00 (11H00 GMT) et devaient fermer à 17H00 (21H00 GMT). Le vote se fait au moyen d'urnes électroniques jusque dans les régions reculées d'Amazonie.

Le vote étant obligatoire, les premiers électeurs faisaient déjà la queue devant les bureaux de vote, une demie heure avant l'ouverture.

Selon les analystes et les sondages, le Parti des Travailleurs (PT-gauche), aux commandes du Brésil depuis 13 ans et dont la trajectoire a été brutalement interrompue par la destitution très controversée de la présidente Dilma Rousseff fin août - pour maquillage des comptes publics - devrait perdre du terrain au bénéfice de la droite et du groupe conservateur évangélique.

Mme Rousseff a été remplacée par son vice-président conservateur du PMDB (centre droit), Michel Temer, qu'elle accuse d'avoir orchestré un "Coup d'Etat" parlementaire.

A Sao Paulo, Fernando Haddad (PT) élu grâce à l'ex-président de gauche Lula en 2012 et candidat à la réélection, n'était qu'à la 4e place dans un sondage Ibope diffusé samedi soir. Toutefois, un sondage Datafolha le montrait à égalité à la deuxième place avec le candidat évangélique Celso Russomanno.

C'est le candidat du PSDB (droite), Joao Doria, qui est en tête dans la mégapole de 12 millions d'habitants avec 35% des intentions de vote selon Ibope et 44% selon Datafolha.

Un second tour aura lieu le 30 octobre dans les villes de plus de 200.000 habitants où il y aura eu ballottage.

A Rio, c'est le sénateur évangélique Marcelo Crivella, du PRB (droite) qui caracole en tête des sondages.

Loin derrière, arrivent à égalité, Pedro Paulo (PMDB, parti du maire actuel Eduardo Paes) et Marcelo Freixo (PSOL, extrême gauche) appuyé par de nombreux déçus du PT.

Selon le ministère de la Défense, 488 villes de 16 des 27 Etats du pays auront le renfort de l'armée pour assurer la sécurité après une série de violences survenues à quelques jours du scrutin. A Rio et dans le Goias (centre-ouest) des candidats ont été assassinés et dans le Maranhao (nord-est) plusieurs autobus et centres de vote ont été incendiés de jeudi à dimanche à l'aube.

Seuls les électeurs du District Fédéral, où se trouve la capitale du pays Brasilia, et ceux de l'archipel de Fernando de Noronha (nord-est) ne votent pas dimanche car ils sont dirigés par un gouverneur uniquement.

cdo/cr