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02/10/2016 11:28 EDT | Actualisé 03/10/2017 01:12 EDT

Les Cap-Verdiens ont voté pour élire un président de la République

Les électeurs ont voté dimanche au Cap-Vert à l'élection présidentielle, un scrutin pour lequel le président sortant, Joaquim Carlos Fonseca, opposé à deux candidats indépendants, est donné grand favori.

Au total, 314.000 résidents de l'archipel et 47.000 Cap-Verdiens vivant à l'étranger étaient appelés à voter.

A Praia, la capitale, les bureaux de vote, ouverts à 08H00 (09H GMT), ont commencé à fermer à partir 19H00, selon une journaliste de l'AFP. Le dépouillement devait aussitôt débuter. Les premiers résultats sont attendus dans la soirée.

Le taux d'abstention devrait être élevé, ont déclaré à la presse des présidents de bureaux de vote, sans donner de chiffre.

Les trois candidats avaient multiplié les appels à une participation importante, par crainte notamment d'une abstention élevée en raison d'une lassitude des électeurs conviés aux urnes pour la troisième fois cette année. Les législatives s'étaient tenues en mars et les municipales en septembre.

M. Fonseca, 66 ans, candidat du Mouvement pour la Démocratie (MPD, libéral, au pouvoir), était face à deux candidats indépendants, Joaquim Monteiro, 76 ans, qui avait remporté 2,1% des voix en 2011, et Albertino Graça, 57 ans (bien 57 ans), un universitaire.

Un second tour est prévu si aucun des candidats n'obtient la majorité absolue. M. Fonseca, chef de l'Etat sortant, est crédité par les sondages de quelque 70% des voix, en l'absence de l'habituelle confrontation avec le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste, ex-parti unique), qui n'a pas désigné de candidat.

Le PAICV, défait aux élections législatives après 15 ans à la tête du pays, puis aux municipales du 5 septembre, a décidé de ne pas donner de consigne de vote à ses militants.

M. Fonseca, avait été élu au second tour en août 2011 avec plus de 54% des voix, face à Manuel Inocencio Sousa, du PAICV.

Cet archipel d'Afrique de l'Ouest, ancienne colonie portugaise, considéré comme un "modèle de démocratie" sur le continent, est réputé pour sa stabilité politique et sa bonne gouvernance.

Il est doté d'un régime semi-parlementaire dans lequel l'exécutif est dominé par le Premier ministre, le président jouant davantage un rôle d'arbitre.

Le scrutin a été supervisé par 29 observateurs de l'Union africaine (UA) et une vingtaine de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). La campagne pour l'élection présidentielle s'est achevée vendredi sans incident ni grande effervescence.

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