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02/10/2016 05:56 EDT | Actualisé 03/10/2017 01:12 EDT

En Toscane, la 20e Eroica rassemble des cyclotouristes du monde entier

Environ 5.000 cyclotouristes venus de 65 pays ont pris part dimanche à la 20e édition de L'Eroica, une course pas comme les autres sur les petites routes non asphaltées de la campagne toscane.

Seules les bicyclettes fabriquées avant 1987 sont autorisées à participer à cette épreuve "vintage" qui s'intéresse plus à la beauté de l'effort et aux traditions qu'au classement final.

Chaque premier week-end d'octobre, les nostalgiques de Fausto Coppi ou Jacques Anquetil enfourchent leurs vélos d'époque et partent à l'assaut des "strade bianche" (les routes blanches), entre vignes du Chianti, chapelles et vieux châteaux.

C'est d'ailleurs la préservation de ces routes historiques, menacées par le bitume, qui est à l'origine de l'épreuve créée en 1997 par Giancarlo Brocci, un médecin de Giaoli in Chanti, commune qui sert de point de départ et d'arrivée à la course.

Au-delà des vélos, les cyclistes respectent aussi la tradition à travers leur tenues: chambres à air sur le dos, tricots de laine, casquettes, lunettes ou encore des sacs d'époque...

Les parcours proposent une simple promenade de 46 km jusqu'à une exigeante boucle de 209 km pour découvrir "la véritable essence de la course", selon les organisateurs.

Des fanas de la petite reine venus de toute l'Italie mais aussi de France, d'Allemagne ou de Suisse côtoyaient dimanche des concurrents afghans, maliens, biélorusses ou malgaches.

La formule a d'ailleurs essaimé et d'autres Eroica ont vu le jour à travers le monde, en Grande-Bretagne, Californie, Pays-Bas, Afrique du Sud, Espagne.

Et depuis 2013, une course "jumelle" se déroule aussi au Japon, à l'initiative d'un concurrent nippon venu se frotter aux routes de Toscane.

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