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30/09/2016 12:30 EDT | Actualisé 01/10/2017 01:12 EDT

Syrie: le dialogue avec la Russie en "soins intensifs", pas encore mort (Washington)

Après avoir menacé toute la semaine de rompre le dialogue diplomatique avec la Russie sur la Syrie, les Etats-Unis ont assuré vendredi que les discussions restaient en "soins intensifs" et qu'elles n'étaient pas encore mortes.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a pour le troisième jour d'affilée eu au téléphone son homologue russe Sergueï Lavrov, sans que ce dernier lui annonce que le déluge de feu sur Alep (nord) allait s'arrêter.

Jeudi, John Kerry, peut-être le dernier responsable américain à croire encore à une coopération américano-russe pour trouver une solution au conflit syrien, avait annoncé que le dialogue avec Moscou était "au bord" de la rupture.

Mais vendredi, son porte-parole au département d'Etat, Mark Toner, a usé d'une métaphore médicale pour affirmer que les négociations n'étaient pas complètement terminées.

"C'est en soins intensifs mais l'électrocardiogramme n'est pas encore plat", a ironisé le diplomate américain.

"C'est monstrueux, atroce, c'est une violation évidente des normes internationales, humanitaires, du droit international", a reconnu M. Toner, interrogé lors de son point de presse sur les terribles raids aériens russes et syriens sur la partie rebelle d'Alep depuis dix jours.

Il a admis, comme l'avait dit M. Kerry jeudi, qu'"à un certain moment" Washington devra se demander "s'il n'est pas futile de continuer de croire à un processus diplomatique" avec Moscou.

Mais "je ne peux vraiment pas dire que nous y sommes. Nous sommes tout près, mais nous n'y sommes pas", a encore argumenté le porte-parole de la diplomatie américaine.

M. Toner a répété que l'administration du président Barack Obama étudiait d'"autres options" pour la Syrie, mais sans dire lesquelles.

"Beaucoup d'entre elles ne sont pas bonnes, donc avant de claquer complètement la porte, nous voulons être sûrs de comprendre ce qui est en jeu et être sûrs que la Russie comprenne ce qui est en jeu".

Le président Obama, qui quittera le pouvoir le 20 janvier 2017, a depuis le début de la guerre en Syrie, résisté à toute implication militaire d'envergure des Etats-Unis, choisissant l'option de frappes aériennes par une coalition militaire internationale et confiant à M. Kerry le soin de trouver avec la Russie un règlement diplomatique.

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