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30/09/2016 09:57 EDT | Actualisé 01/10/2017 01:12 EDT

Le canadien Rogers coupe dans sa presse magazine papier

La filiale médias du groupe canadien Rogers Communications se désengage largement de la presse magazine faute de lectorat et en raison de la chute des revenus de la publicité.

Vendredi, Rogers Media (télévisions, radio, magazines...) a annoncé son recentrage sur ses titres en anglais et uniquement sur les thématiques divertissement, sports, vie quotidienne ou famille.

En conséquence, Rogers met en vente ses trois magazines en français et progressivement abandonne ses magazines en langue anglaise, ou au mieux va les publier moins fréquemment tout en privilégiant les supports numériques.

L'Actualité, le seul magazine canadien d'information en français lancé il y a 40 ans, est mis en vente, comme les magazines féminins Châtelaine et Loulou, a indiqué Rogers Media en assurant chercher un acquéreur.

Le groupe canadien va céder aussi ses magazines professionnels et a décidé d'abandonner les éditions papiers de ses magazines de mode Flare, le titre sportif Sportsnet ou économiques Canadian Business ou MoneySense.

De plus, l'un des hebdos phares du groupe, le magazine d'actualités McLeans, va paraître dorénavant chaque mois. Le magazine féminin en version anglaise Châtelaine devient bimestriel comme Today's Parent.

Comme tous les groupes de presse, Rogers Media a accusé un recul de ses rentrées publicitaires sur ses publications papiers tirant le principal de son chiffre d'affaires, de l'ordre de 2 milliards de dollars canadiens (1,4 md d'euros), de la télévision et la radio.

"Il est clair depuis un moment maintenant que les Canadiens ont migré du papier au numérique", a souligné Steve Maich, directeur du contenu numérique de Rogers Media.

Avec la croissance sur le numérique, "c'est le moment pour (Rogers) d'accélérer" le passage du papier aux contenus dématérialisés, a-t-il ajouté.

"Les Canadiens passent environ 8 heures par jour sur leurs mobiles ou ordinateurs quand le temps passé pour des publications papier a chuté de 18% depuis 2012", a souligné Rogers Media.

"Les recettes sur les versions numériques du groupe Rogers dépassent de 50% les recettes des ventes en kiosques", a indiqué Rogers Media, la division qui compte avant la restructuration annoncée pour près de 20% du chiffre d'affaires du deuxième groupe de télécommunications au Canada.

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