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30/09/2016 14:39 EDT | Actualisé 01/10/2017 01:12 EDT

La police de New York achète 1.000 caméras corporelles

La police new-yorkaise va bientôt acquérir quelque 1.000 caméras corporelles qui s'accrochent à l'uniforme, témoin de la pression sur la police américaine pour généraliser ces "body cameras" censées limiter les bavures.

La police de New York, la première des Etats-Unis avec près de 35.000 agents, a décidé d'acheter ces mini-caméras à la société Vievu basée à Seattle, a confirmé vendredi un porte-parole de la mairie.

Le porte-parole confirmait des informations du New York Daily News, qui a indiqué que les policiers commenceraient en janvier à patrouiller munis de ces caméras dans 20 districts de la ville.

L'impact de ce nouvel équipement sera suivi de près tant par la police que par un expert indépendant suivi par un juge, selon le Daily News.

Selon le journal, le contrat total, qui doit s'étendre sur cinq ans, porte sur 6,4 millions de dollars, un montant que la police a refusé de confirmer.

La société Vievu, qui n'était pas immédiatement joignable vendredi, se targue d'équiper des polices du monde entier avec ses mini-caméras conçues pour résister à tous les chocs. Elle fournit également la partie logiciel qui permet de stocker les images sur le Cloud.

La police américaine est sous forte pression pour s'équiper massivement de ces caméras intégrées, après une longue série de bavures policières dont les Noirs ont été les premières victimes.

Chaque incident s'accompagne souvent de la diffusion de vidéos amateur sur les réseaux sociaux qui viennent relancer le débat.

Le dernier en date a eu lieu la semaine dernière à Charlotte, en Caroline du Nord, où un homme noir a été abattu par la police, déclenchant de violentes manifestations.

La police new-yorkaise était déjà à l'origine d'un programme pilote pour ce type de caméras, lancé en décembre 2014 après la mort d'Eric Garner, un père de famille tué par la police dans un incident qui avait déclenché des émeutes à travers le pays.

Une étude menée en 2012 par la police de Rialto (Californie) avait montré que les agents portant ces caméras avaient vu les plaintes à leur encontre chuter de 90% et le recours à la force baisser de 60%.

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