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30/09/2016 03:31 EDT | Actualisé 01/10/2017 01:12 EDT

L'Allemagne revoit en baisse le nombre de réfugiés en 2015, à 890.000

L'Allemagne a finalement accueilli 890.000 demandeurs d'asile sur son territoire en 2015, un chiffre inférieur à une précédente estimation de 1,1 million, et a vu leur nombre chuter à 210.000 depuis le début de l'année, a indiqué vendredi le gouvernement.

Sur le chiffre global pour l'année dernière, 820.000 ont effectivement été enregistrés comme demandeurs d'asile, 50.000 sont repartis après leur enregistrement et 20.000 sont des mineurs non accompagnés qui n'ont pas encore déposé de demande d'asile, a précisé le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, lors d'une conférence de presse.

"Ce chiffre (de 890.000) reste très élevé. C'est grâce à un énorme effort que nous avons en grande partie surmonté ce défi" de l'accueil des réfugiés, a déclaré Thomas de Maizière.

L'arrivée d'un si grand nombre de migrants en 2015, un record, a soumis l'administration en charge des demandes d'asile à une forte pression et retourné un partie de l'opinion allemande contre la chancelière Angela Merkel et son gouvernement de coalition, qui avaient ouvert les portes du pays aux réfugiés il y a un an.

"Nous sommes d'accord pour dire que cette situation ne peut pas se reproduire", a prévenu le ministre. "C'est pourquoi nous avons pris de nombreuses mesures aux niveaux national, européen et international pour réduire significativement et durablement le nombre de futurs demandeurs d'asile tout en honorant nos responsabilités humanitaires", a-t-il ajouté.

Ainsi, à la date du 21 septembre, l'Allemagne n'a enregistré que 210.000 demandeurs d'asile au cours de l'année 2016, a indiqué le ministre de l'Intérieur, en se félicitant que "les mesures prises aient de l'effet".

Fin août, l'Office fédéral pour les migrants et réfugiés (BAMF) avait indiqué s'attendre à accueillir jusqu'à 300.000 demandeurs d'asile sur le territoire allemand pour l'année en cours, soit un tiers du niveau de 2015.

La fermeture de la route des Balkans et la signature d'un accord controversé entre l'UE et la Turquie en mars, destiné à tarir les traversées irrégulières depuis les côtes turques vers les îles grecques - principales portes d'entrées de l'UE - ont conduit à la baisse des arrivées de migrants en provenance du Moyen-Orient et d'Afghanistan.

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