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30/09/2016 02:16 EDT | Actualisé 30/09/2016 02:16 EDT

L'immersion française reviendra en première année au Nouveau-Brunswick dès l'an prochain

Le gouvernement Gallant donne suite à une promesse électorale et annonce que l'immersion française sera de nouveau offerte dès la première année en septembre prochain, dans les écoles anglophones du Nouveau-Brunswick.

Lors de la dernière campagne électorale, les libéraux s'étaient engagés à offrir de nouveau le programme d'immersion française dès la première année.

Le gouvernement cherchera d'autre part à améliorer l'accès à l'immersion dans les écoles rurales en demandant aux parents intéressés de se manifester rapidement et « en travaillant avec les districts dans toutes les écoles pour offir l'immersion dans le plus grande nombre d'écoles possible ».

Lors des débats de la dernière année sur le bilinguisme, plusieurs anglophones se sont plaints de ne pas avoir eu la possibilité d'apprendre le français dans leurs régions respectives. Leurs doléances ont d'ailleurs trouvé écho chez certains candidats dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement précise que « dans les écoles où il y a un intérêt envers l'immersion qui n'est toutefois pas suffisant pour créer une classe d'immersion, on cherchera des solutions innovatrices qui permettront d'avoir accès à un apprentissage amélioré du français dans les écoles rurales ».

Outre le rétablissement de l'immersion dès la première année, le gouvernement Gallant dit vouloir aider tous les élèves anglophones à « acquérir au moins le niveau de compétence de base en français à l'oral, en lecture et à l'écrit ». À cette fin, il a l'intention d'offrir plus de possibilités d'apprentissage du français langue seconde à tous les niveaux scolaires dans les écoles anglophones.

Des bouleversements pour les enseignants

Le premier ministre Gallant a reconnu que le retour de l'immersion précoce entraînera des changements pour les enseignants. Il a précisé que son gouvernement « travaillera avec les associations d'enseignants pour trouver des possibilités pour les enseignants qui seront déplacés ».

Ils pourront par exemple être mis à contribution pour offrir du soutien dans les classes où il y a plusieurs élèves à besoins spéciaux ou pour remplacer d'autres enseignanhts qui partent à la retraite. On pourrait aussi leur demander de contribuer à la réalisation des objectifs identifiés par le gouvernement dans son récent plan de 10 ans en éducation, à savoir un plus grand degré de littéracie et d'intégration des élèves.

Rappelons que le point d'entrée en immersion française est passé de la première année à la troisième au Nouveau-Brunswick quand les libéraux de Shawn Graham étaient au pouvoir.

Le ministre de l'Éducation de l'époque, Kelly Lamrock, avait expliqué que l'immersion précode créait un système à deux vitesse dans les écoles anglophones.

« Lorsque je vais à l'école de mon fils, avait-il déclaré lors d'un forum, je vois une classe d'immersion française avec 17 ou 18 enfants, dont aucun ne suit un programme d'enseignement spécial. Ensuite, je visite une classe ordinaire ; sur 22 enfants, une dizaine environ sont à besoins spéciaux et si un élève n'arrive pas à suivre, il passera entre les mailles du filet. »

Les progressistes-conservateurs avaient ensuite promis de rétablir le point d'entrée à la première année, mais sans y donner suite.

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