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30/09/2016 00:50 EDT | Actualisé 30/09/2017 01:12 EDT

France: bain de jouvence pour une épave antique

Le chantier de restauration d'un navire gallo-romain vieux de 2.000 ans vient s'achever après deux ans et demi de travail minutieux au sein d'un laboratoire français spécialisé dans la conservation d'épaves antiques.

L'imposant chaland, découvert en 2003 sur les bords d'une rivière à Lyon (centre-est), a bénéficié des soins du laboratoire ARC-Nucléart à Grenoble, dans les Alpes françaises, pour un budget de 2,5 millions d'euros.

Long d'une quinzaine de mètres, contre une trentaine à l'origine, et large de cinq mètres, ce bateau à fond plat - sans quille - qui pouvait transporter quelque 55 tonnes de marchandises, était vraisemblablement destiné au commerce fluvial sur le Rhône.

Il était alors en très bon état parce qu'il était resté enfoui "sans lumière" et "drainé en continu par l'eau de la Saône", a expliqué à l'AFP Marc Guyon, de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a piloté conjointement le projet avec ARC-Nucléart.

Mais "quand on expose un bois gorgé d'eau à l'air, il tombe en poussière", a-t-il souligné. D'où les importants travaux menés pour le sauver par une douzaine de spécialistes.

Dans une atmosphère contrôlée à la température constante de 20 degrés et d'un taux d'humidité inférieur à 55%, le chaland a d'abord été démonté en un millier de pièces.

En fonction de leur taille, les pièces du bateau ont ensuite été plongées pendant plusieurs mois dans un mélange de résine destinée à remplacer l'eau dans le bois, avant d'être congelées à moins trente degrés puis lyophilisées.

Propriété de la Métropole de Lyon, le chaland doit être exposé d'ici 2020 au musée gallo-romain de la ville. D'ici là, il sera entièrement redémonté et stocké pour un sommeil moins long et réparateur.

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