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29/09/2016 05:14 EDT | Actualisé 29/09/2016 05:14 EDT

Plus de femmes meurent prématurément au Canada que dans d'autres pays riches

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Plus de femmes meurent prématurément au Canada que dans presque tous les autres pays industrialisés, selon une étude de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).

L'étude comparative des données de 18 pays à revenu élevé, dont le Canada, révèle que les Canadiennes sont systématiquement sous la médiane internationale des femmes des autres pays.

« Des années 1990 à 2010, la performance des Canadiens est invariablement supérieure à la médiane internationale chez les hommes, remarquent les auteurs du rapport. Inversement, les Canadiennes perdent du terrain à partir des années 1990. En 2010, elles accusent un retard par rapport à la médiane internationale féminine. »

En 2010, le Canada s'est classé 13e au chapitre de la mortalité précoce chez les femmes, affichant 2385 années potentielles de vie perdues (APVP) par 100 000 résidentes, soit 598 années de plus que les Espagnoles. Les Américaines étaient en queue de peloton, avec 3447 APVP.

Le classement de la mortalité précoce chez les femmes en 2010 (par pays)

1. Espagne

2. Japon

3. Italie

4. Suède

5. Suisse

6. Grèce

7. Australie

8. Norvège

9. Finlande

10. Portugal

11. France

12. Pays-Bas

13. Canada

14. Danemark

15. Belgique

16. Royaume-Uni

17. Nouvelle-Zélande

18. États-Unis

Les Canadiens, par contre, seraient en meilleure santé que la moyenne internationale. En 2010, le Canada s'est classé 9e au palmarès avec 3836 APVP par 100 000 hommes. Encore une fois, ce sont les États-Unis qui arrivent derniers au classement avec 5814 APVP par 100 000 hommes.

Les auteurs du rapport notent toutefois que le Canada dans son ensemble « a fait des progrès considérables » depuis 1960, mais qu'il peut encore s'améliorer par rapport aux autres pays à revenu comparable.

Le nombre d'années potentielles de vie perdues (APVP) est défini comme une mesure de la mortalité prématurée qui donne une estimation du nombre d'années additionnelles qu'une personne aurait vécues si elle n'était pas décédée avant l'âge de 70 ans. Autrement dit, une personne qui meurt à 50 ans perd 20 années potentielles de vie. L'APVP d'un pays représente le nombre total d'années potentielles de vie perdues à l'échelle de sa population.

Source : Institut canadien d'information sur la santé

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