DIVERTISSEMENT
29/09/2016 12:46 EDT | Actualisé 29/09/2016 12:47 EDT

L'ADISQ demande de l'aide à Ottawa et Québec

Devant l'effondrement de ses sources de revenus, l'industrie de la musique demande aux gouvernements provincial et fédéral de moderniser leurs politiques culturelles afin de rétablir un équilibre dans le marché qui permettra aux musiciens et entrepreneurs de survivre au nouvel environnement d'affaires du milieu de la musique.

L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a présenté, jeudi à Montreal, un plan d'action qui vise notamment à imposer aux distributeurs de musique en ligne des obligations semblables à celles qui existent dans le milieu de la radiodiffusion.

L'ADISQ demande ainsi à Ottawa de modifier la loi sur le droit d'auteur pour rétablir le régime de copie privée, que les tarifs de droit d'auteur soient révisés et qu'ils s'appliquent aux diffuseurs numériques de la même manière qu'aux stations de radio.

L'industrie demande aussi de mettre fin à l'exemption réglementaire dont bénéficient les services de musique en ligne.

Elle souhaite également que ces derniers soient soumis à des obligations de contribuer au développement de contenu, de mise en valeur de contenus locaux et aux règles fiscales canadiennes et québécoises de financement des mesures culturelles.

Par ailleurs, l'ADISQ réclame de Québec un programme d'aide temporaire de 7,5 millions $ par année durant deux ans, dont 6 millions $ seront consacrés à l'amélioration de la visibilité des artistes sur toutes les plateformes, la diversification des revenus, l'exportation et le soutien à la présence des artistes en région.

L'autre 1,5 million $ serait consacré à la valorisation des contenus.

Les représentants de l'industrie font valoir que, contrairement à certains secteurs culturels financés jusqu'à 90 pour cent l'État, l'industrie de la musique génère 84 pour cent de ses revenus de façon autonome à partir de ses ventes.

Elle estime que sa demande s'inscrit dans une logique de soutien au démarrage, puisqu'elle doit "redémarrer" dans un environnement où les ventes de ses produits ont cédé le pas à une distribution sans ventes par des géants du web qui s'accaparent des revenus et ne remettent que des grenailles à ceux qui engraissent leurs profits.