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28/09/2016 10:26 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

Un nouvel os synthétique stimule la régénérescence osseuse naturelle chez des animaux

Un os synthétique composé d'un bio-matériau malléable et résistant fabriqué avec une imprimante 3D stimule la régénérescence osseuse naturelle chez des animaux de laboratoire, montre une étude prometteuse pour la chirurgie réparatrice.

Cette découverte publiée mercredi dans la revue américaine Science Translational Medicine ouvre la voie à des implants et prothèses bon marché pour traiter un ensemble de blessures osseuses, dentaires mais aussi pour la chirurgie plastique.

Les chercheurs ont pu réparer avec succès une blessure à la colonne vertébrale en favorisant la fusion des vertèbres chez des rats et une malformation crânienne chez un singe.

Le trou dans le crâne de ce macaque rhésus s'est refermé en seulement quatre semaines sans aucun signe d'infection ou d'effets secondaires.

A la différence des autres greffes osseuses synthétiques existantes, ce nouveau matériau est à la fois élastique et très solide. Il peut aussi être découpé facilement, assurent les chercheurs.

Il est en outre capable de régénérer des tissus osseux naturels sans avoir à y ajouter des substances pour favoriser la croissance de l'os et peut aisément et rapidement être mis en place dans un bloc opératoire.

"Ces travaux représentent ce qui pourrait être la prochaine percée en orthopédie, et chirurgie cranio-faciale et pédiatrique quand il s'agit de réparer et de régénérer des os", a estimé Ramille Shah, professeur adjointe de science des matériaux et de chirurgie à l'Université Northwestern (Illinois, nord), qui a dirigé cette étude.

Elle a aussi expliqué lors d'une conférence de presse téléphonique que l'équipe a découvert une formule d'encre pour l'imprimante 3D permettant d'utiliser comme matériau de l'hydroxyapatite, le principal composant minéral des tissus osseux qui représente jusqu'à 98% de la concentration totale.

Le restant est constitué d'un liant à base de polymère, un plastique, qui est aussi bio-compatible et bio-dégradable, précise la professeur Shah.

Une fois implanté dans des animaux de laboratoire, ce nouvel os synthétique se fond rapidement dans les tissus environnants, et régénère de l'os naturel.

Les premières applications cliniques pourraient être possibles dans les cinq ans, espèrent ces chercheurs soulignant que la plupart des matériaux utilisés ont déjà été individuellement approuvés par l'Agence américaine des médicaments, la Food and Drug Administration, pour différentes applications médicales.

js/faa