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28/09/2016 06:52 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

MH17: la Russie, "déçue", dénonce un rapport "biaisé et politiquement motivé"

La Russie s'est dite "déçue" mercredi par les premiers résultats "biaisés" de l'enquête pénale internationale sur les causes de la destruction en 2014 de l'avion du vol MH17, qui, selon le Parquet néerlandais, a été abattu par un missile acheminé du territoire russe.

"La Russie est déçue par le fait que la situation autour de l'enquête sur la catastrophe ne change pas. Les conclusions du Parquet néerlandais confirment que l'enquête est biaisée et politiquement motivée", a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

"Désigner arbitrairement un coupable et créer de toutes pièces les résultats escomptés est devenu la norme chez nos collègues occidentaux", a ajouté le ministère.

La Russie se plaint en outre d'avoir été "évincée d'une participation complète au déroulement de l'enquête, reléguant (ses) efforts à un rôle mineur". Moscou accuse en revanche Kiev d'avoir réussi à "fabriquer les preuves" et d'"avoir fait tourner l'affaire à son avantage".

Les enquêteurs ont "ignoré les preuves irréfutables" avancées par la Russie, "seule à avoir fourni des informations fiables", tout en se fondant "principalement sur ce que leur ont fourni les structures de sécurité ukrainiennes, qui sont de parti pris", a poursuivi le ministère.

Les premiers résultats de l'enquête internationale sur la destruction du Boeing du vol MH17 révèlent que le missile, acheminé de Russie, a été tiré d'un champ alors situé sur le territoire contrôlé par les séparatistes prorusses. dans l'est de l'Ukraine.

L'ensemble des 298 personnes présentes à bord de l'appareil reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, passagers et membres de l'équipage, en majorité de nationalité néerlandaise, avaient été tuées.

Une autre enquête, coordonnée par le Bureau néerlandais d'enquête pour la sécurité (OVV), avait conclu l'an dernier que le Boeing 777 avait été abattu par un missile sol-air de fabrication russe BUK à partir d'une zone tenue par les séparatistes prorusses, sans identifier les auteurs du tir.

Moscou et les séparatistes démentent toutefois cette version et pointent du doigt les forces ukrainiennes.

Almaz-Anteï, le constructeur russe des BUK, affirme pour sa part que le missile incriminé est d'un modèle qui n'est plus en service dans l'armée russe et qu'il a été tiré d'un territoire qui était à l'époque disputé entre les rebelles et l'armée ukrainienne.

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