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28/09/2016 09:18 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

Mario Draghi : la politique de la BCE a profité à la population

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, invité au Parlement allemand, a défendu mercredi sa politique accommodante, critiquée en Allemagne, affirmant que la population européenne vivait mieux grâce à elle.

Il y a quatre ans, à son premier oral au Bundestag, la chambre basse du Parlement, M. Draghi n'avait pas été ménagé par les députés. Cette fois, "l'atmosphère des débats a été plus sereine", sans doute en raison de l'amélioration de la situation économique par rapport à 2012, a affirmé l'Italien.

La plupart des critiques sont venues des rangs du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel, selon plusieurs députés.

"J'apprécie les occasions de débattre, d'écouter des gens qui ont des avis différents (...)", a déclaré le chef de la BCE au cours d'une conférence de presse à l'issue de son audition à huis clos par une commission parlementaire.

"Cela nous force à réfléchir à nos points vue, sans en changer bien sûr", a-t-il ajouté.

Pendant les débats, qui ont duré environ deux heures, il a loué la politique très accommodante de son institution, caractérisée par des taux d'intérêt historiquement bas, des achats massifs de titres de créances publics et privés et des prêts géants bon marché aux banques.

"Nos mesures fonctionnent", a martelé M. Draghi dans un discours diffusé par la BCE. Après avoir "contré la menace d'une nouvelle +Grande Dépression+", ces mesures contribuent à "garantir une croissance qui bénéficiera au final aux épargnants et aux retraités en Allemagne et dans l'ensemble de la zone euro", a-t-il assuré.

La BCE est régulièrement accusée en Allemagne de ruiner les épargnants par sa politique de taux bas. Le ministre des Finances conservateur Wolfgang Schäuble l'avait rendue en partie responsable de la montée de la droite populiste en Allemagne.

Son programme de rachat de dette souveraine pour venir en aide aux Etats en crise, comme la Grèce, a reporté les réformes structurelles nécessaires dans ces pays, estiment également ses détracteurs.

Mario Dragi a en outre réitéré son appel aux gouvernements de la zone euro à investir davantage et à procéder à des réformes de fond pour accélérer la croissance.

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