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28/09/2016 13:55 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

Le patron de Bombardier est optimiste quant aux projets de transports de Toronto

TORONTO — Le chef de la direction de Bombardier s'est montré optimiste, mercredi, lorsqu'il a discuté des efforts de l'entreprise pour remettre sur les rails deux contrats pour le réseau de transport en commun de la Ville Reine qui ont connu des retards.

La société montréalaise avait indiqué au début septembre qu'elle livrerait en deux à trois semaines un prototype de train léger pour l'agence Metrolinx, du gouvernement ontarien — ce qu'elle n'a toujours pas fait. Bombardier avait déjà raté une première date butoir pour ce contrat, qui concerne une nouvelle ligne de transport à Toronto.

«Je vous en supplie, ne me lancez pas de tomates», a plaidé le chef de la direction, Alain Bellemare, devant son auditoire de l'Empire Club torontois, en reconnaissant le retard et en en acceptant la responsabilité.

«Malgré ce que vous avez peut-être lu, nous sommes engagés à 100 pour cent et nous avons un bon plan de match pour commencer à livrer les trains à temps, en 2018, jusqu'en 2021.»

Même si M. Bellemare n'a pas donné de détails sur la façon dont Bombardier (TSX:BBD.B) comptait s'y prendre pour respecter l'échéancier du contrat de Metrolinx, il a été plus loquace à propos des problèmes de livraison des nouveaux tramways de la Toronto Transit Commission (TTC).

Bombardier devait avoir livré 70 nouveaux tramways à la TTC au début août, mais une porte-parole de la société a indiqué à ce moment qu'elle espérait dorénavant en avoir reçu 31 d'ici la fin de l'année.

Lors de son allocution de mercredi, M. Bellemare a indiqué que Bombardier avait augmenté sa capacité et revu ses priorités.

«Nous ajoutons du personnel, nous ajoutons des ressources en ce qui a trait aux sites, aux installations et à l'outillage (...) Alors j'ai bon espoir que nous serons capables de nous remettre en selle», a-t-il affirmé.

M. Bellemare, qui s'est joint à Bombardier au début de l'an dernier alors que le programme des avions CSeries de l'entreprise connaissait plusieurs retards et dépassements de coûts. Il a expliqué mercredi que la division de l'aéronautique de l'entreprise avait davantage accaparé son attention.

«Nous perdions de l'argent du côté de l'aéronautique et nous devions nous attaquer à cela très rapidement», a-t-il fait valoir.

Bombardier a affiché en août une perte nette trimestrielle de 490 millions $ US. Plus tôt en septembre, la société a révisé à la baisse sa prévision pour les livraisons d'avions de la CSeries d'ici la fin de l'année. Elle ne prévoit plus qu'en livrer 7, plutôt que 15, comme elle l'avait estimé plus tôt.

Bombardier croit toujours être capable de construire 90 à 120 avions de la CSeries par année d'ici 2020, mais à plus court terme, ses revenus pour 2016 se situeront dans la partie inférieure de sa fourchette de prévision, qui s'étend entre 16,5 milliards $ US et 17,5 milliards $ US.