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28/09/2016 14:02 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

L'Opep se rapproche d'un accord sur la production de pétrole

ALGER, Algérie — Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se rapprochaient, mercredi, d'un accord préliminaire pour limiter la production pétrolière et soutenir le prix du baril, malgré les désaccords persistants entre l'Arabie saoudite et l'Iran.

Des responsables de l'Opep se rencontreront informellement en marge d'une conférence énergétique à Alger pour tenter de trouver un terrain d'entente sur la façon dont ils pourraient s'y prendre pour soutenir les marchés du pétrole.

Selon certains experts, cela exigerait l'imposition d'une limite à la production — une idée que l'Iran accueille toujours avec scepticisme, puisqu'il tente de faire redémarrer son industrie pétrolière depuis la levée, plus tôt cette année, des sanctions internationales qui pesaient contre lui.

Des responsables algériens ont indiqué que les participants avaient conclu un «préaccord» sur des limites de production, qui devrait être finalisé lors d'une rencontre formelle de l'Opep prévue pour le mois de novembre, à Vienne. Le premier ministre algérien devait commenter davantage la situation plus tard dans la nuit de mercredi. Les responsables n'étaient pas autorisés à être publiquement identifiés.

Plus tôt, le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh avait minimisé l'importance de la rencontre de l'Opep, parlant plutôt d'une consultation. «S'il y a une décision, elle devra être soumise au prochain sommet de l'Opep à Vienne en novembre», a-t-il dit.

Le cours du baril de pétrole brut a plongé depuis la mi-2014, passant de plus de 100 $ US à moins de 30 $ US au début de l'année. Mercredi, le prix du baril a gagné 2,38 $ US, soit 5,3 pour cent, pour clôturer à 47,05 $ US à la Bourse des matières premières de New York.

L'Arabie saoudite, le plus grand producteur mondial de pétrole et rival de l'Iran pour contrôler le Moyen-Orient, est moins rigide lorsque vient le temps de discuter de limites à imposer à la production.

Le ministre saoudien de l'Énergie, Khalid Al-Falih, a promis cette semaine d'accorder son soutien «à toute décision qui permettra de stabiliser le marché».

Au cours des dernières années, les membres de l'Opep, l'Arabie saoudite en tête, ont accepté de laisser dégringoler les prix du pétrole dans l'espoir d'étouffer certains producteurs américains de gaz naturel et de sables bitumineux, qui ont plus de difficultés à atteindre le seuil de rentabilité.

Ces baisses de prix ont causé beaucoup de torts à des pays producteurs de pétrole, particulièrement le Venezuela et le Nigeria qui sont membres de l'Opep, mais aussi à la Russie et au Brésil.