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28/09/2016 05:49 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

Irak: pas de gaz moutarde sur une munition de l'EI tirée contre des soldats américains

Des tests poussés ont montré qu'il n'y avait finalement pas de gaz moutarde dans une munition tirée la semaine dernière par le groupe Etat islamique contre la base aérienne de Qayyarah, dans le nord de l'Irak, selon l'armée américaine mercredi.

Des responsables américains avaient indiqué qu'ils soupçonnaient la présence sur cette munition "d'agent moutarde", une forme rudimentaire de la redoutable arme chimique, parce qu'un premier test sur le terrain s'était révélé positif.

Mais les analyses ultérieures ont montré finalement qu'il "n'y avait pas d'agent chimique" sur cette munition, selon un communiqué de l'état-major de la coalition à Bagdad.

Des centaines de soldats américains se trouvent actuellement sur la base aérienne de Qayyarah-Ouest, appelée à devenir une grande plate-tournante logistique pendant la future offensive de l'armée irakienne sur Mossoul.

Le Pentagone a prévenu que le groupe Etat islamique pourrait utiliser cet "agent moutarde" pour contrer cette offensive, qui pourrait être lancée dans les prochaines semaines.

Les responsables américains emploient l'expression "agent moutarde" plus que "gaz moutarde" car ils ne sont pas sûrs de la manière exacte dont la substance toxique est utilisée dans les munitions de l'EI.

Les jihadistes ont déjà utilisé "une vingtaine de fois" en Irak et Syrie ces formes rudimentaires d'armes chimiques, pour l'instant "non significatives" sur le plan militaire, selon la même source.

Les jihadistes utilisent pour l'instant le produit apparemment sous la forme d'une poudre agglomérée avec une sorte de goudron. Il n'a généralement pas une concentration mortelle et est "plus irritant qu'autre chose", selon le Pentagone.

Les jihadistes fabriquent eux-même la substance, qui ne vient donc pas d'anciens stocks des armées irakiennes ou syriennes, affirment les militaires américains.

Le gaz moutarde, utilisé par l'armée allemande pour la première fois en 1917, provoque des cloques et vésicules sur la peau et attaque les yeux et les poumons. Il a été banni par l'ONU en 1993.

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