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27/09/2016 21:10 EDT | Actualisé 28/09/2017 01:12 EDT

Indonésie: évacuation de touristes étrangers après l'éruption d'un volcan

Des équipes de secours ont été dépêchées mercredi en Indonésie pour évacuer près de 400 touristes, en grande majorité étrangers, après l'éruption d'un volcan dans une montagne très prisée par les randonneurs, a indiqué un responsable de ce pays d'Asie du Sud-Est.

L'éruption du mont Barujari a commencé mardi en fin d'après-midi, provoquant des dégagements de fumée et de cendres sur deux kilomètres dans le ciel de l'île de Lombok, à l'est de l'île de Bali, a précisé un porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes naturelles, Sutopo Purvo Nugroho.

Près de 400 personnes étaient alors en randonnée près du mont Barujari, un cône volcanique dans le cratère du volcan Rinjani qui culmine à 3.726 mètres d'altitude.

"Une équipe de secours a été dépêchée au mont Rinjani pour évacuer les touristes. Les secouristes sont partis mercredi matin", a déclaré à l'AFP le porte-parole.

Les autorités ont recommandé aux randonneurs de rester à au moins trois kilomètres du volcan en éruption, une attraction qui attire chaque année des milliers d'amateurs de treks au sommet du mont Rinjani.

M. Nugroho a précisé que 389 randonneurs, en grande majorité des étrangers, étaient entrés depuis dimanche dans le parc national incluant le mont Rinjani, l'un des 129 volcans actifs de l'archipel situé sur la "ceinture de feu du Pacifique", un alignement de volcans qui bordent l'océan Pacifique en suivant un ensemble de limites de plaques tectoniques et de failles sismiques.

Si la plupart des randonneurs ont emprunté les pistes officielles, certains pourraient s'être aventurés hors piste, a ajouté le porte-parole.

Le niveau d'alerte du volcan Barujari été relevé mardi, mais reste encore à deux crans de la catégorie la plus élevée.

Le nuage de cendres dégagé par le volcan n'a entraîné aucune perturbation du trafic aérien mercredi, a indiqué de son côté un porte-parole du ministère des Transports, Hemi Pramuraharjo, interrogé par l'AFP.

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