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28/09/2016 05:31 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

Frappe contre l'EI en Afghanistan: 18 morts dont des civils

Au moins 18 personnes, dont des civils afghans, ont trouvé la mort dans la nuit de mardi à mercredi dans une frappe américaine visant des combattants de l'organisation Etat islamique (EI) en Afghanistan, selon des responsables afghans faisant état de bilans contradictoires.

L'attaque est survenue dans le district d'Achin, dans la province particulièrement agitée du Nangarhar (est) près de la frontière avec le Pakistan, alors que des habitants étaient rassemblés pour accueillir un ancien de retour d'un pèlerinage à La Mecque.

"Trois civils ont perdu la vie lors de cette frappe", a déclaré à l'AFP le chef de la police du district d'Achin Mohammad Ali, ajoutant que 15 combattants de l'EI rassemblés avaient été également tués.

Mais un député du Nangarhar, Estmatullah Shinwari, a assuré à Kaboul que la frappe, conduite par un drone, avait tué 13 civils de la famille du pèlerin. Selon lui, six combattants de l'EI ont également été tués.

L'armée américaine, déployée sous mandat de l'Otan, a confirmé avoir lancé une frappe dans la région et se renseigner sur d'éventuelles victimes civiles.

"Les forces américaines ont lancé une frappe anti-terroriste dans le district d'Achin le 28 septembre", a indiqué l'armée. "Nous examinons actuellement toutes les informations relatives à cette frappe", a-t-elle précisé dans un communiqué, ajoutant que "les forces américaines en Afghanistan prennent très au sérieux toutes les allégations faisant état de victimes civiles".

"Nous sommes en train de vérifier toutes les informations relatives à cette frappe", a-t-elle ajouté. L'armée n'a pas précisé si l'attaque avait été conduite par un drone ou un appareil piloté.

Depuis l'été, les forces américaines stationnées en Afghanistan et l'armée afghane ont conduit de nombreuses frappes contre les positions et combattants de l'EI dans l'est du pays. Elles estiment les avoir confinés à trois districts contre une dizaine au début de l'année et avoir réduit leur présence de moitié, à moins de 1.500 combattants.

La semaine dernière, ces forces ont été accusées d'avoir tué huit policiers dans la province centrale d'Uruzgan, lors d'une frappe visant officiellement des insurgés qui attaquaient ce poste de police.

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