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28/09/2016 01:30 EDT | Actualisé 29/09/2017 01:12 EDT

Des journaux veulent l'aide de l'État pour affronter le virage numérique

MONTRÉAL — Les éditeurs de plusieurs journaux du Québec se regroupent au sein d'une coalition qui demande à l'État la création d'un programme d'aide pour que les journaux poursuivent le virage numérique imposé par la multiplication des plateformes.

La Coalition pour la pérennité de la presse d'information au Québec regroupe 146 journaux. Elle demande un statut d'exception culturelle car l'industrie vit une profonde remise en question de son modèle d'affaires.

Au cours des dernières années, les médias de la coalition ont connu une hausse de leur lectorat global en raison de la multiplication des plateformes, mais leurs revenus ont diminué, notamment à cause de l'exode des investissements publicitaires vers les médias sociaux.

Le guide Infopresse affirme que les revenus publicitaires numériques représentent près de 878 millions $ au Québec mais qu'ils échappent en grande partie aux médias d'ici.

La demande contient notamment des crédits d'impôt remboursables pour couvrir une partie des coûts des investissements numériques et de production, de même qu'une exemption de contribution payable en argent aux services de collecte sélective.

La demande prévoit aussi l'abolition des taxes de vente pour les journaux vendus et une augmentation significative du budget gouvernemental en placements publicitaires dans les journaux québécois

La coalition croit que ses membres devraient avoir accès à des programmes semblables à ceux que reçoivent l'industrie cinématographique et l'industrie télévisuelle pour protéger des milliers d'emplois.

La coalition a observé que déjà, la Finlande, la Norvège, la Suède, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis offrent des programmes d'aide à la presse écrite.