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28/09/2016 00:16 EDT | Actualisé 28/09/2017 01:12 EDT

Après l'Inde, le Bangladesh se retire à son tour d'un sommet au Pakistan

Le Bangladesh a, à son tour, décidé de ne pas se rendre à un sommet régional au Pakistan, au lendemain d'une annonce en ce sens de l'Inde après l'attaque d'une de ses bases militaires au Cachemire revendiqué par les deux puissances nucléaires.

Le gouvernement indien cherche à isoler Islamabad sur la scène internationale en rétorsion à l'assaut meurtrier il y a dix jours d'un complexe militaire indien par des rebelles en provenance du Pakistan.

Selon la presse indienne, le Bhoutan et l'Afghanistan pourraient également emboîter le pas à New Delhi et ne pas se rendre au sommet de l'Association sud-asiatique pour la coopération régionale (SAARC), prévu pour les 9 et 10 octobre à dans la capitale pakistanaise.

Le ministre délégué aux affaires étrangères du Bangladesh a confirmé mercredi à l'AFP que son pays ne serait pas présent au sommet.

L'attaque le 18 septembre de la base d'Uri, attribué au groupe islamiste Jaish-e-Mohammed basé au Pakistan, a fait 18 morts dans les rangs de l'armée indienne, le plus lourd dans la région depuis plus d'une décennie.

Pour les experts, ces retraits ont peu d'impact concret et risquent de pousser davantage le Pakistan dans les bras de Pékin.

"C'est surtout une victoire symbolique et politique (pour l'Inde). Quant au Pakistan, ça va le pousser à se rapprocher encore plus de Pékin", a déclaré l'analyste Ashok Malik.

L'Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée dans la partie du Cachemire contrôlée par New Delhi. Affirmations qu'Islamabad a toujours démenties.

L'Inde et le Pakistan revendiquent tous deux la région himalayenne du Cachemire depuis la Partition de 1947. Des dizaines de milliers de personnes, en grande majorité des civils, ont perdu la vie dans ce conflit.

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