POLITIQUE
28/09/2016 12:45 EDT | Actualisé 28/09/2016 12:45 EDT

Alexandre Cloutier promet un caucus de la réconciliation au sein du PQ

S'il devient chef du Parti québécois, Alexandre Cloutier s'engage à tenir dans les cinq jours suivant son élection un grand caucus de la réconciliation. Il permettra aussi aux députés de choisir eux-mêmes leur président.

Un texte d'Hugo Lavallée

L'aspirant chef à la direction du Parti québécois dit vouloir s'inspirer de l'attitude qu'avait eue Pierre Karl Péladeau à la suite de la dernière course : « Je me souviens très bien du geste que Pierre Karl avait posé à mon égard. Pierre Karl était venu manger à la maison. On avait longuement discuté ensemble. Il m'avait fait confiance en me donnant un poste important. » Il adoptera la même attitude à l'égard de ses adversaires actuels, s'il est élu.

Après les hostilités, il faut tendre la main

Même s'il reconnaît que la course actuelle est plus rude que celle de l'an dernier, Alexandre Cloutier ne s'inquiète pas outre mesure des séquelles qu'elle pourrait laisser au sein du caucus.

«Par définition, une course au leadership, c'est sûr que ça marque des différences, ça laisse des traces.» — Alexandre CloutierAuteur

« Maintenant, poursuit M. Cloutier, la responsabilité du nouveau chef, c'est justement de tendre la main, de s'assurer de réconcilier tout le monde, et [de] donner un peu de distance aussi par rapport à tout ce qui se sera passé. »

Le caucus de la réconciliation que souhaite tenir Alexandre Cloutier permettrait aux députés et au nouveau chef de choisir ensemble les orientations à défendre comme opposition officielle. Il permettrait aussi aux aspirants chefs, et à ceux qui les ont soutenus, de tourner la page sur les événements des mois précédents.

Le président du caucus serait choisi par les députés

Si la tenue d'un caucus spécial n'a rien d'exceptionnel, laisser les députés élire eux-mêmes leur président serait une première au sein du Parti québécois, selon le candidat Cloutier.

Officier parlementaire, tout comme le sont le leader et le whip, le président du caucus a pour mission de diriger les délibérations de celui-ci. C'est lui qui établit l'ordre du jour des réunions du caucus et qui donne le droit de parole aux députés lors de ces rencontres.

S'il est dans la tradition d'autres parlements de tradition anglo-saxonne de laisser aux députés le soin de choisir le président de leur caucus, cela n'a jamais vraiment été la norme au Québec, où le président du caucus est habituellement désigné par le chef.

Travailler en regardant dans la même direction

« La plus grande préoccupation des militants à l'heure actuelle, c'est l'après-course au leadership, c'est cette nécessité de travailler tout le monde dans la même direction, en équipe, avec des orientations claires », dit Alexandre Cloutier, qui n'a cependant pas l'intention de laisser ses députés choisir eux-mêmes leur leader parlementaire et leur whip en chef.

La course à la direction du Parti québécois s'est resserrée au cours des dernières semaines.

Alors qu'Alexandre Cloutier était initialement donné comme favori, un sondage publié la semaine dernière montrait qu'il était maintenant au coude-à-coude avec Jean-François Lisée. Le nom du prochain chef du Parti québécois sera dévoilé le 7 octobre à Lévis, dans la région de Québec.

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