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28/09/2016 12:37 EDT | Actualisé 28/09/2016 12:37 EDT

Irak: Obama envoie 600 soldats supplémentaires pour reprendre Mossoul

Le président américain Barack Obama a donné son feu vert à l'envoi de quelque 600 soldats supplémentaires en Irak à l'approche de la bataille de Mossoul, dernier grand bastion du groupe État islamique, qui a perdu beaucoup de terrain dans ce pays.

A la faveur d'une offensive fulgurante en 2014, les jihadistes de l'EI se sont emparés de plusieurs pans du territoire irakien au nord et à l'ouest de Bagdad et ont fait de Mossoul leur place forte. Les forces irakiennes, qui ont depuis deux ans reconquis de vastes espaces, surtout dans la grande province occidentale d'Al-Anbar, se préparent dorénavant à lancer l'assaut sur la ville.

«Les États-Unis sont prêts à envoyer des forces militaires supplémentaires pour entraîner et conseiller les Irakiens au moment où la préparation pour la campagne de Mossoul s'intensifie», ont indiqué des responsables américains sous couvert d'anonymat, évoquant un nombre qui se situera «autour de 600».

Le nombre total de soldats américains en Irak, d'où les États-Unis s'étaient retirés militairement fin 2011, s'élève aujourd'hui à environ 4.600.

Peu avant, les services du Premier ministre irakien Haider al-Abadi avaient indiqué avoir demandé une «dernière augmentation» du nombre de conseillers militaires américains pour soutenir les forces irakiennes dans leur bataille imminente pour libérer Mossoul.

La communiqué assurait que le nombre de conseillers militaires américains repartirait à la baisse une fois la bataille de Mossoul achevée.

Plusieurs responsables occidentaux ont laissé entendre que la bataille de Mossoul pourrait débuter en octobre mais M. Abadi est resté évasif sur le calendrier militaire.

Lors d'une rencontre la semaine dernière à New York avec le Premier ministre irakien, M. Obama avait estimé que cette offensive pourrait être lancée "assez rapidement".

Bataille difficile

«Cela va être une bataille difficile, Mossoul est une grande ville», avait-il averti.

L'objectif, avait-il insisté, n'est pas seulement de chasser le groupe EI de la ville, mais aussi de préparer la suite: aide humanitaire de grande ampleur et reconstruction de la ville.

La coalition, mise sur pied à l'été 2014 et qui a effectué 14 000 frappes en Syrie et en Irak, prépare avec le gouvernement irakien l'accueil des centaines de milliers de réfugiés - jusqu'à un million selon l'ONU - qui pourraient tenter de fuir pendant les combats.

Les alliés tentent aussi de déterminer la future gouvernance de la ville, sur laquelle Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan irakien doivent se mettre d'accord.

«Je suis confiant dans le fait que nous allons parvenir à priver l'EI de sa base territoriale», soulignait cet été le secrétaire d'Etat américain John Kerry. «Mais l'EI restera dangereux, même quand cette défaite aura eu lieu», ajoutait-il, en allusion aux récentes attaques revendiquées ou inspirés par l'EI comme à Nice, Bagdad, Istanbul ou Dacca.

Outre le déploiement de conseillers militaires américains en Irak, les États-Unis apportent une couverture aérienne cruciale aux forces gouvernementales dans leurs opérations antijihadistes.

En Syrie, des centaines de militaires américains sont déployés auprès de groupes rebelles et kurdes face à l'EI, également bombardé par l'aviation de la coalition internationale.

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