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27/09/2016 09:10 EDT | Actualisé 27/09/2016 09:11 EDT

Ottawa veut être rassuré sur les intentions des Kurdes avant d'envoyer des armes

Azad Lashkari / Reuters
Kurdish Peshmerga fighters stand guard on the outskirts of Mosul January 26, 2015. Kurdish Peshmerga fighters are digging trenches and building defense berms in Wadi al-Ghorab (Valley Of The Crows), less than 2 km away from the IS-held Sultan Abdullah village, which demarcates the new border of their autonomous region. The Kurds have enjoyed de facto self rule since the first Gulf War in 1991. They are now closer than ever to achieving their dream of full independence. Yet they are menaced by the deadly ambitions of the Islamic caliphate across the frontline. Picture taken January 26, 2015. REUTERS/Azad Lashkari (IRAQ - Tags: CIVIL UNREST CONFLICT MILITARY POLITICS)

Le plan du gouvernement libéral de fournir des armes aux forces kurdes en Irak est freiné par des craintes de voir l'équipement militaire être utilisé à des fins autres que celle de combattre Daech (le groupe armé État islamique).

Les appels à la création d'un État kurde indépendant du reste de l'Irak se font de plus en plus entendre dans certains cercles kurdes, et des allégations réfutées par les Kurdes laissent croire qu'ils commettent des crimes de guerre.

Le gouvernement de Justin Trudeau a affirmé en février que le Canada fournirait des armes légères, des munitions et des viseurs optiques aux Kurdes dans le cadre de la refonte de la mission canadienne pour combattre Daech. Ottawa a augmenté le nombre de membres des forces spéciales en Irak à environ 200 militaires, et a retiré les avions de combat canadiens de la campagne de bombardements dirigée par les États-Unis.

Mais près de huit mois après l'annonce des changements à la mission canadienne, rien n'a été livré en termes d'armes et de munitions aux Kurdes.

Le gouvernement a encore l'intention de fournir des armes aux Kurdes, a dit par courriel la porte-parole de la Défense nationale, Ashley Lemire. Mais tout d'abord, le Canada doit obtenir des "garanties diplomatiques irakiennes" que l'équipement sera utilisé en respect du droit international.

Mme Lemire a fait valoir qu'il fallait du temps pour un "effort interdépartemental coordonné pour s'assurer de la bonne gouvernance et de la reddition de comptes dans la livraison d'équipement (militaire)".

"La planification se poursuit", a-t-elle indiqué.

Le gouvernement en a peu dit sur le nombre et les caractéristiques des armes que le Canada enverrait en Irak.

Des responsables ont indiqué, mardi, que le Canada ferait des acquisitions sur les marchés, qui devraient inclure des fusils, des mitrailleuses et des mortiers légers.

Certains détracteurs ont souligné que la fourniture d'armes à certains groupes impliqués dans des conflits violents ne fait que contribuer à la poursuite des affrontements, tandis que des informations circulent sur la disparition, le vol ou la revente de ces armes.

Un article du "New York Times" indiquait le mois dernier que les États-Unis avaient perdu la trace de centaines de milliers d'armes livrées en Irak et en Afghanistan depuis 2001. Plusieurs d'entre elles se sont retrouvées sur le marché noir ou même entre les mains de groupes comme Daech.

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