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26/09/2016 09:52 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

Un ex-ministre des Finances de Lula arrêté relativement au scandale Petrobras

RIO DE JANEIRO — Les autorités brésiliennes ont arrêté un ancien ministre des Finances, lundi, pour son rôle présumé dans un important stratagème de ristournes clandestines à la société d'État Petrobras.

Antonio Palocci, qui a été ministre des Finances et chef de cabinet de 2003 à 2010 au sein du gouvernement de l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva, a été placé en détention à Sao Paulo lundi matin. Son avocat a clamé son innocence, qualifiant son arrestation de «spectacle».

Selon les enquêteurs, M. Palocci a exercé une grande influence sur les dirigeants de l'entreprise de construction brésilienne Odebrecht, l'une des principales participantes au stratagème qui aurait permis le versement de quelque 2 milliards $ US en pots-de-vin durant un peu plus d'une décennie.

L'ex-ministre aurait négocié des ententes au nom du Parti travailliste de M. Da Silva et reçu lui-même des ristournes clandestines. Des documents saisis montrent que 40 millions $ US ont été donnés à des personnes liées à la formation politique, dont Antonio Palocci, de 2008 à 2013, d'après les autorités.

Au cours des deux dernières années, des dizaines de politiciens et gens d'affaires ont été mis derrière les barreaux dans le cadre de l'enquête sur Petrobras.

M. Palocci, qui a aussi brièvement servi de chef de cabinet à l'ancienne présidente Dilma Rousseff, est le deuxième ex-ministre à avoir récemment été arrêté relativement à cette affaire.

Guido Mantega, qui a également agi comme ministre des Finances pour M. Da Silva et Mme Rousseff, avait été écroué la semaine passée parce qu'il aurait réclamé des pots-de-vin au magnat Eike Batista pour le Parti travailliste en 2012 en échange de l'approbation par le gouvernement de deux contrats liés à des plateformes pétrolières.

Luiz Inácio Lula da Silva, que les Brésiliens surnomment «Lula», fait aussi face à des accusations découlant du scandale Petrobras, les procureurs l'ayant décrit comme le cerveau du stratagème.