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26/09/2016 10:14 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

Tunisie: l'instance électorale exhorte à fixer une date pour les municipales

L'instance en charge des élections en Tunisie a exhorté lundi les autorités à fixer une date pour les premières municipales de l'après-révolution, en dénonçant le flou autour de ce scrutin dont beaucoup attendent un impact positif sur le quotidien des habitants.

Dans la foulée de la révolution qui a balayé la dictature de Zine El Abidine Ben Ali en 2011, les municipalités avaient été dissoutes et remplacées par des "délégations spéciales", chargées de gérer les affaires courantes. Ces dernières, qui sont très critiquées pour leur manque d'efficacité, sont toujours en place à ce jour.

Chafik Sarsar, le président de l'instance électorale (l'ISIE), a réitéré lundi son "appel à toutes les parties à assumer leurs responsabilités", alors qu'aucune date n'a encore été fixée pour la tenue des municipales.

"Nous ne pouvons pas rester dans cette situation", qui "est très mauvaise", a-t-il martelé sur les ondes de la radio Express FM.

"Il n'est pas du tout normal" que le projet de loi électorale soit toujours bloqué au Parlement, a-t-il ajouté. "Nous n'avons aucune visibilité (...). Est-il raisonnable de ne pas savoir si les élections vont avoir lieu en octobre (2017) ou pas?", a-t-il lancé.

Au printemps, les autorités avaient indiqué qu'elles devraient se tenir en mars 2017. Mais face au retard pris dans l'adoption de la loi, les dates d'octobre 2017 voire de l'année 2018 sont désormais évoquées dans les médias.

"Retarder les élections à 2018 (serait) une catastrophe à tous les niveaux", avait déjà prévenu M. Sarsar la semaine dernière dans une interview à la radio Mosaïque FM.

Il a assuré lundi que "des élections en octobre 2017" étaient tout à fait envisageables en cas d'adoption rapide de la loi.

En août, M. Sarsar avait déploré qu'"une grande partie des hommes politiques n'accorde pas d'importance aux municipales".

"Il y a des partis qui aimeraient que ce soit fait le plus tard possible parce qu'ils ne sont pas prêts", avait-il ajouté.

Noureddine Bhiri, un haut responsable du parti islamiste Ennahda, actuellement première force au Parlement, a récemment appelé à accélérer le calendrier.

"La situation dans les municipalités est insupportable (...), catastrophique. Retarder davantage les municipales est très nocif pour Les Tunisiens, l'environnement en Tunisie et la santé" des citoyens, a-t-il affirmé, en allusion notamment aux déchets envahissant de nombreuses localités.

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