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26/09/2016 06:28 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

Le pape de nouveau vendredi dans le Caucase pour prêcher la paix

Le pape François se rend à nouveau en fin de semaine dans le Caucase, en Géorgie et en Azerbaïdjan, pour y prêcher la paix et la réconciliation dans la région, un peu plus de trois mois après un séjour en Arménie.

"C'est un voyage important, qui clôt le cycle du Caucase", a commenté lundi devant la presse le porte-parole du Vatican, Greg Burke.

Jorge Bergoglio est attendu vendredi après-midi à Tbilissi, où il rencontrera le président géorgien Guiorgui Margvelachvili avant un entretien avec le Catholicos patriarche orthodoxe de toute la Géorgie, Elie II.

La Géorgie, un des plus vieux pays chrétiens dans le monde, est orthodoxe à près de 85% et l'oecuménisme, thème cher au pape François, est une dimension importante de ce voyage.

Mais l'un des temps forts sera aussi sa rencontre avec la communauté assyro-chaldéenne, l'une des trois communautés catholiques présentes en Géorgie, avec les communautés latine et arménienne. Cette Eglise d'Orient est surtout implantée au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Liban...) et des pèlerins syriens et irakiens sont attendus à Tbilissi.

Les premières migrations d'assyro-chaldéens datent du XVIIème mais beaucoup d'entre eux sont arrivés au début du XXème siècle, fuyant la Première guerre mondiale et les persécutions dont ils étaient l'objet dans l'empire ottoman.

Cette petite communauté a conservé l'usage de l'araméen et le pape dira quelques mots dans ce qui était la langue de Jésus à l'occasion d'une prière pour la paix en Syrie.

Il s'agit "clairement d'un voyage de paix, le pape sera porteur d'un message de réconciliation pour toute la région", a souligné M. Burke.

Le pape argentin a d'ailleurs retenu la formule "Pax vobis" (la paix sur vous), pour résumer ce voyage.

Le porte-parole du Vatican n'a pas donné de détails sur ce que pourrait être le message de paix du pape en Azerbaïdjan, où il est attendu dimanche.

Mais le souverain pontife avait appelé fin juin, juste après son voyage en Arménie, les pays du Sud-Caucase à "la ténacité et à des pas continuels" vers le règlement de leurs conflits.

Depuis des décennies, l'Arménie se dispute avec l'Azerbaïdjan voisin la région séparatiste du Nagorny Karabakh, peuplée d'une majorité d'Arméniens et théâtre de combats intenses en avril.

Le pape François avait souhaité se rendre en Azerbaïdjan dans la foulée de son voyage en Arménie mais selon une source ecclésiale arménienne, l'Eglise et le gouvernement d'Erevan avaient insisté pour que le voyage soit scindé en deux afin de ne pas offenser les Arméniens.

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