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26/09/2016 15:55 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

Le gouvernement colombien et les FARC signent un accord de paix historique

CARTAGÈNE, Colombie — Le gouvernement de la Colombie et le principal mouvement rebelle du pays ont signé un accord de paix historique, lundi, mettant fin à un demi-siècle d'affrontements sanglants ayant fait plus de 220 000 morts et 8 millions de déplacés.

Illustrant l'importance de l'entente, le président Juan Manuel Santos et Rodrigo Londoño, leader des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), ont signé l'accord de 297 pages devant une foule de 2500 dignitaires étrangers et invités spéciaux, incluant le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le secrétaire d'État américain, John Kerry, et le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

Tout le monde était revêtu de blanc en symbole de paix, et le secrétaire général des Nations unies a crié «Viva Colombia» à la conclusion de son discours.

Plus tôt dans la journée, lors d'une messe célébrée par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, celui-ci a salué les Colombiens pour avoir surmonté la souffrance d'un conflit sanglant afin de trouver un terrain d'entente avec les rebelles.

La semaine dernière, les hauts commandants des FARC ont ratifié l'accord, disant avoir tenu leur dernière rencontre en tant que guérilla armée.

Néanmoins, la signature par les parties, lundi, n'est pas le fin mot de ce processus. Les Colombiens voteront par référendum, le 2 octobre, sur l'acceptation ou le rejet de l'accord. Les coups de sonde laissent croire à une victoire sans équivoque du «oui», mais certains analystes ont prévenu qu'un résultat plus serré que prévu ou un faible taux de participation pourrait être une embûche à la tâche de mettre en vigueur cet accord ambitieux.

Parmi les plus grands défis figure le jugement de crimes de guerre qui auraient été commis par des guérilleros de même que par des membres du gouvernement. Selon les termes de l'accord, les rebelles qui remettent leurs armes et confessent leurs crimes éviteront la prison et pourront dédommager les victimes en effectuant du travail communautaire dans les secteurs les plus touchés par le conflit.