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26/09/2016 11:51 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

La trêve en Syrie «n'est pas morte», assure un ministre syrien

BEYROUTH — L'accord de cessez-le-feu négocié par la communauté internationale pour mettre fin aux hostilités en Syrie a toujours des chances de survivre, estime le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moallem.

Bien que l'armée syrienne ait déclaré, la semaine dernière, la fin de la trêve négociée par les États-Unis et la Russie, M. Al-Moallem a fait ce commentaire, lundi, à la chaîne de télévision libanaise Mayadeen TV.

Selon lui, le gouvernement de Bachar el-Assad serait prêt à constituer un gouvernement d'unité nationale avec des membres de partis de l'opposition. Une telle option avait été écartée par les opposants par le passé.

Plus de 200 Syriens ont été tués par les frappes aériennes en Syrie la semaine dernière, dans ce que l'envoyé des Nations unies dans le pays, Staffan de Mistura, a qualifié de pire offensive en cinq ans et demi de guerre.

Le Conseil de sécurité des Nations unies n'a pas pu, pour l'heure, entreprendre d'action d'urgence. La mésentente entre la Russie et les pays occidentaux empêche tout avancement.

Le bilan continuait de s'alourdir, lundi, alors que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapportait que des frappes aériennes avaient causé la mort d'au moins 12 personnes, dont trois enfants, à Alep.

«Ce que la Russie préconise n'a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme, a lancé l'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power. C'est du barbarisme. Ce qui se passe dans l'est d'Alep est apocalyptique.»

Le ministre Al-Moallem croit néanmoins que la trêve initiée deux semaines plus tôt «n'est pas morte». Le fait que les échanges continuent d'être réguliers entre le secrétaire d'État américain, John Kerry, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lui donne bon espoir.

Le ministre syrien a toutefois accusé les États-Unis, le Royaume-Uni et la France d'avoir convoqué une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, dimanche, dans le but de soutenir les «terroristes» actifs en Syrie.