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26/09/2016 04:00 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

L'UE lancera lundi un projet d'aide humanitaire pour les réfugiés en Turquie

ANKARA, Turquie — L'Union européenne (UE) doit donner le coup d'envoi, lundi, à un projet d'aide humanitaire de 348 millions d'euros (514 millions $ CAN) visant à prêter main-forte aux réfugiés les plus vulnérables hébergés par la Turquie, projet qui s'inscrit dans le cadre d'une entente entre Bruxelles et Ankara afin d'endiguer le flot de migrants déferlant sur l'Europe.

Jusqu'à un million de réfugiés vivant à l'extérieur des camps recevront des cartes de débit qui leur permettront d'acheter leur propre nourriture et de payer leur hébergement, leurs frais de scolarité et d'autres dépenses. Les comptes associés aux cartes seront remplis chaque mois en fonction de la taille et des besoins des familles.

Le projet sera lancé par le commissaire européen chargé de l'aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides à Ankara. Selon M. Stylianides, ce projet prouve l'engagement de l'UE à aider la Turquie à relever le défi que représente la crise des réfugiés.

Le Programme alimentaire mondial aura la responsabilité d'administrer le projet en collaboration avec la Société du Croissant-Rouge turc de même que l'agence de gestion des crises et le ministère de la Famille et des Politiques sociales de la Turquie.

La Commission européenne a indiqué que des précautions avaient été prises afin d'assurer que l'argent est dépensé de manière appropriée.

La Turquie abrite environ trois millions de réfugiés.

Le projet fait partie d'un accord conclu par l'UE avec la Turquie en vertu duquel la première versa 3 milliards d'euros (4,4 milliards $ CAN) en 2016 et 2017 pour aider la seconde à soutenir les migrants syriens.

L'UE a aussi accepté d'accélérer les pourparlers concernant l'adhésion de la Turquie à ses rangs et d'assouplir les restrictions relativement aux visas exigés pour les Turcs qui voyagent sur son territoire en échange de la collaboration d'Ankara pour empêcher les réfugiés de se rendre en Europe.

Les discussions sur les visas sont toutefois dans l'impasse en raison du refus du gouvernement turc de revoir ses lois contre le terrorisme.