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26/09/2016 08:05 EDT | Actualisé 27/09/2017 01:12 EDT

Jean-François Lisée prône une approche de croissance économique nationaliste

MONTRÉAL — Le candidat à la direction du Parti québécois Jean-François Lisée a présenté lundi matin, à Montréal, une série de mesures à saveur nationaliste visant à soutenir la croissance économique du Québec.

Ces propositions visent à rapatrier les activités des entreprises manufacturières qui se sont délocalisées, soutenir l'exportation avec des mesures fiscales, encourager l'investissement étranger avec des assurances sur le coût et la disponibilité de l'énergie et de l'eau.

Il suggère également d'utiliser la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour retenir les sièges sociaux et privilégier le rachat d'entreprises québécoises par les employés et cadres lors de tentatives de prises de contrôle de l'extérieur.

Bien qu'il estime que l'immigration n'a qu'un «impact mineur» sur l'économie, il affirme néanmoins qu'il faut mieux choisir les immigrants en insistant davantage sur la maîtrise du français, leur formation en fonction des besoins du marché du travail et les valeurs universelles qui gouvernent la société québécoise.

À ce sujet, toutefois, il rejette tout à fait l'approche du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, car il n'y a, selon lui, aucune façon éprouvée, aucun questionnaire, qui permette de contrôler l'adhésion aux valeurs québécoises auprès de nouveaux arrivants.

Interrogé sur sa crédibilité économique, M. Lisée a évoqué le fait d'avoir travaillé auprès de son père dans les commerces de ce dernier dans les domaines de l'hôtellerie, de la restauration, de l'alimentation et de l'immobilier, et qu'il a été ministre du Commerce extérieur en plus d'avoir traité d'économie dans plusieurs ouvrages.

Il s'est défini comme un généraliste s'étant beaucoup intéressé aux questions économiques qui en sait «plus sur l'économie que le neurochirurgien qui nous gouverne», en faisant référence au premier ministre Philippe Couillard, qu'il a par ailleurs vertement critiqué pour sa gestion économique.

Il a aussi indiqué qu'il avait l'intention de bien s'entourer d'experts en la matière, ajoutant que non seulement il ne se priverait pas des conseils de l'ex-chef péquiste Pierre Karl Péladeau, mais qu'il les solliciterait.