Vente aux enchères de bijoux Chanel, des années 50 à nos jours

A picture taken on September 13, 2016, shows a 1980s Chanel vintage necklace, part of a private collection, displayed ahead of the Hotel Drouot's auction in Paris on October 10, 2016.  / AFP / THOMAS SAMSON        (Photo credit should read THOMAS SAMSON/AFP/Getty Images)
A picture taken on September 13, 2016, shows a 1980s Chanel vintage necklace, part of a private collection, displayed ahead of the Hotel Drouot's auction in Paris on October 10, 2016. / AFP / THOMAS SAMSON (Photo credit should read THOMAS SAMSON/AFP/Getty Images)

Sautoirs, broches, boucles d’oreilles, ornés de perles, de pâte de verre ou de l’emblématique double C: datant des années 1950 jusqu’à 2014, quelque 440 bijoux Chanel, pour l’essentiel des pièces fantaisie issues d’une collection privée, seront mis en vente le 10 octobre à Paris.

Ces bijoux vont « de 20 euros à 25 000 euros », soit entre 30$ à 36 000$ canadiens, pour une estimation totale comprise « entre 150 000 et 200 000 euros », l'équivalent d'entre 220 900$ et 295 000$ canadiens, indique le commissaire-priseur Antoine Saulnier, soulignant qu’il s’agit de « la première vente exclusivement dédiée aux bijoux Chanel ».

Dix lots sont des pièces de joaillerie. Le principal est une montre en or jaune entièrement pavée de diamants, à bracelet chaîne, qui fait partie d’une quinzaine d’exemplaires réalisés en 1990 pour les marchés japonais et saoudien, selon le cabinet d’expertise Chombert et Sternbach.

Les trois quarts des lots appartenaient à une collectionneuse française, aujourd’hui décédée, qui avait l’habitude d’acheter des parures entières de la griffe.

Les bijoux ont été réalisés notamment par Gripoix ou Goossens, certains sont signés Chanel par Victoire de Castellane, créatrice qui a, au côté de Karl Lagerfeld, supervisé la collection de bijoux fantaisie de la maison de 1984 à 1998, avant de rejoindre Dior.

Gabrielle « Coco » Chanel « s’était attachée à ce que ses bijoux fantaisie soient le reflet de la haute joaillerie », souligne l’experte Dominique Chombert. La collection mise en vente permet de constater une certaine évolution au fil des ans: « entre les années 1950 et 2000, certains détails ont été changés, les perles sont plus blanches, moins ivoire. La pâte de verre est moins omniprésente aujourd’hui, on est beaucoup plus sur la chaîne et le strass », remarque l’expert Jean-Sébastien Moisy, du cabinet Chombert et Sternbach, qui a effectué un travail de recherche sur ces bijoux.

À côté des colliers à rangs de perles d’imitation, des bracelets sertis de cristaux Swarovski, des boucles d’oreilles à cabochons en pâte de verre à l’imitation rubis, saphir et émeraude, ou une bague en forme de camélia, on trouve des pièces plus étonnantes, comme une broche représentant un buste d’Antillaise, coiffée d’un turban multicolore, en pâte Fimo, issue de la collection printemps-été 1991.

VOIR AUSSI:

Mode: 19 sacs Chanel