DIVERTISSEMENT
23/09/2016 04:02 EDT | Actualisé 23/09/2016 04:06 EDT

Quoi voir au cinéma dès le 23 septembre 2016 (PHOTOS)

Brand New Images via Getty Images
Couple watching a movie in an empty cinema

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

ADOPTE UN VEUF

France. 2015. 97 min.

Comédie de François Desagnat avec André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret, Julia Piaton, Nicolas Marié, Blanche Gardin, Vincent Desagnat, Nathalie Roussel, Mathieu Madenian.

Veuf depuis peu, Hubert Jacquin, médecin à la retraite, broie du noir à longueur de journée dans son grand appartement. Suivant le conseil de sa boulangère, il répond à la petite annonce d'une femme de ménage. Mais il se trompe de numéro de téléphone et c'est Manuela, étudiante en lettres à la recherche d'une chambre, qui se pointe chez lui. Bien que l'idée ne l'enchante guère, Hubert l'accepte comme colocataire, à la condition qu'elle fasse le ménage. Malgré leurs personnalités aux antipodes, la délurée Manuela et le réservé Hubert finissent par s'entendre. Un soir en boîte, ce dernier, en état d'ivresse, dit à la jeune femme qu'il aimerait avoir d'autres colocataires. Sans le consulter, celle-ci fait paraître une petite annonce. Placé devant le fait accompli, le retraité passe en entrevue tous les candidats qui se pressent dans l'escalier de son immeuble. Il jette son dévolu sur un avocat récemment séparé et une infirmière timide, au grand dam de Manuela, qui adore faire la fête.

Sans ses sympathiques interprètes, André Dussollier et Bérengère Krief en tête, cette gentille illustration du vivre ensemble aurait bien peu à offrir. Ténue, l'intrigue ne réserve guère de surprises et souffre d'une baisse de régime au dernier acte. La réalisation de François Desagnat (15 ANS ET DEMI) est en outre peu inspirée et plutôt paresseuse.

LES CIGOGNES

États-Unis. 2016. 87 min.

Film d'animation de Nicholas Stoller et Doug Sweetland.

Nous sommes dans un monde où les cigognes auraient remplacé la livraison d'enfants par celle de colis. Junior, le livreur le plus performant de sa catégorie, se voit offrir une possibilité d'avancement par son patron. À une condition: qu'il se débarrasse de Tulip, jeune fille qui fut autrefois un bébé non livré, et dont la présence nuit à la rentabilité de l'entreprise. Incapable de s'y résoudre, Junior enferme Tulip au département courrier, sachant que plus personne n'écrit aux cigognes. Mais bientôt, cette dernière reçoit un formulaire rempli par un gamin et Junior enclenche malgré lui la machine à créer des bébés. En tombe un poupon. Afin de cacher sa bévue, Junior décide de livrer celui-ci à ses parents. Tulip et lui s'embarquent alors dans une folle équipée.

Le scénario drôle, bien structuré et surprenant de ce divertissement tout en finesse, donne aux enfants une perspective inédite et sans moralisme sur la réalité de leurs parents. Exception faite d'un premier acte lent à démarrer, cette production se distingue par l'imagination débridée de ses créateurs et la qualité de l'animation aux tons chatoyants.

THE DRESSMAKER

Australie. 2015. 115 min.

Comédie dramatique de Jocelyn Moorhouse avec Kate Winslet, Judy Davis, Liam Hemsworth, Hugo Weaving, Kerry Fox, Sarah Snook, Alison Whyte, Sacha Horler, Caroline Goodall.

Australie, 1950. Myrtle "Tilly" Dunnage est de retour à Dungatar, son village natal dans l'arrière-pays. Aujourd'hui designer de mode de renommée mondiale, elle avait fui la région vêtue de ces guenilles il y a vingt-cinq ans, parce qu'on l'accusait d'avoir tué le jeune fils d'un influent conseiller municipal. Ne conservant aucun souvenir de ce drame, Tilly est revenue exprès pour découvrir ce qui s'est réellement passé. Reçue froidement par sa mère, l'excentrique Molly, la fille prodigue remet de l'ordre dans la maison familiale, presque laissée à l'abandon. Et malgré leur méfiance envers elle, les villageoises profitent de ses prodigieux talents de couturière pour renouveler avec goût leur garde-robe. Seules deux personnes à Dungatar voient d'un bon oeil le retour de Tilly: le sympathique sergent de police, qui adore s'habiller en femme dans l'intimité, et le beau fermier Teddy. Or, si elle succombe aux avances de ce dernier, la designer refuse de l'épouser, convaincue qu'une malédiction pèse sur elle.

Dix-huit ans après A THOUSAND ACRES, Jocelyn Moorhouse fait un retour décevant à la réalisation avec cette adaptation bancale du roman de Rosalie Ham, mélange raté de drame et d'humour burlesque, interprété de manière chargée par le "who's who" du cinéma australien. La mise en scène demeure néanmoins soignée et Kate Winslet est une fois de plus irréprochable.

ÊTRE ET DEVENIR

France. 2012. 99 min.

Documentaire de Clara Bellar.

En 2008, la comédienne Clara Bellar (LES RENDEZ-VOUS DE PARIS) donne naissance à son fils. Toujours en déplacements entre Rio, Paris et Los Angeles, la nouvelle mère s'interroge sur les choix de vie qu'elle devra faire lorsque viendra le temps d'envoyer son enfant à l'école. Préoccupée par cette question, elle se renseigne sur les différentes formes d'éducation qui existent. Intéressée par l'apprentissage autonome, une méthode pédagogique non conventionnelle, elle rencontre des parents qui ont fait le choix de ne pas envoyer leurs enfants à l'école et de les laisser apprendre par eux-mêmes, à leur rythme.

ÊTRE ET DEVENIR est un exposé en faveur de l'école à la maison, l'auteure vantant sans retenue les vertus de cette méthode non conventionnelle. De fait, par son absence d'analyse critique, le film ressemble plus à une info-publicité qu'à un documentaire. Sa facture de reportage, avec défilé de têtes parlantes, renforce cette impression.

JUSTE LA FIN DU MONDE

Canada. 2016. 97 min.

Drame de Xavier Dolan avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard, Léa Seydoux.

Douze ans après être parti de chez lui, Louis, dramaturge réputé âgé de 34 ans, revient dans sa famille, où on l'attend avec des sentiments mitigés. En ce dimanche de canicule, sa mère Léa et sa belle-soeur Catherine, qu'il ne connaît pas, ont préparé le repas. Son frère aîné Antoine, ouvrier d'usine, affiche fièrement sa rancoeur envers lui et sa soeur cadette Suzanne, qui ne l'a pas vu depuis l'enfance, cherche à capter son attention. Tous attendent une question, un intérêt de sa part, envers eux. Mais Louis a les idées ailleurs. Il est venu, en fait, annoncer à sa famille son décès prochain. Tendu par les non-dits, les malaises et les embuscades d'Antoine, le repas ne se déroule pas du tout comme le visiteur l'avait souhaité.

On retrouve dans cette adaptation de la pièce de Jean-Luc Lagarce le goût de Xavier Dolan pour les prisons psychologiques et les rapports mère-fils sous haute tension. Également, la recherche de l'effet, qui s'exprime dans une courtepointe de gros plans sous-éclairés et de ralentis hors foyer. Le texte dense est délivré à la trompette et dans les aigus par une distribution cinq étoiles.

LES SEPT MERCENAIRES

États-Unis. 2016. 133 min.

Western de Antoine Fuqua avec Denzel Washington, Haley Bennett, Chris Pratt, Peter Sarsgaard, Ethan Hawke, Byung-hun Lee, Vincent D'Onofrio, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier, Luke Grimes.

Rose Creek, 1881. Puissant prospecteur d'or, Bartholomew Bogue offre un ridicule vingt dollars aux fermiers en échange de leurs terres en bordure du village. L'un d'eux, Matthew Cullen, lui tient tête, mais il est prestement abattu, ainsi que cinq autres hommes, par les bandits à la solde de Bogue. Décidée à empêcher le cruel entrepreneur de parvenir à ses fins, Emma, la veuve de Matthew, engage Sam Chisolm, chasseur de primes mandaté par le gouvernement, pour former une ligue de défense. Ce dernier recrute alors un joueur professionnel habile au pistolet, un bandit mexicain, un ancien soldat confédéré, un as du couteau d'origine asiatique, un trappeur et un guerrier comanche pour entraîner les habitants de Rose Creek, en vue d'un assaut de Bogue et de son armée de tueurs.

Quinze ans après TRAINING DAY, Antoine Fuqua réunit le solide Denzel Washington et le sensible Ethan Hawke pour ce remake multiethnique du classique de John Sturges. Sans réinventer le genre, le réalisateur a troussé un western efficace, filmé dans de magnifiques paysages naturels et truffé de fusillades spectaculaires et habilement chorégraphiées.

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